{"id":158,"date":"2018-06-06T02:09:15","date_gmt":"2018-06-06T00:09:15","guid":{"rendered":"http:\/\/parolesdhistoire.fr\/?p=158"},"modified":"2025-08-26T21:31:34","modified_gmt":"2025-08-26T19:31:34","slug":"10-lalimentation-dans-lantiquite-romaine-avec-dimitri-tilloi-dambrosi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/parolesdhistoire.fr\/index.php\/2018\/06\/06\/10-lalimentation-dans-lantiquite-romaine-avec-dimitri-tilloi-dambrosi\/","title":{"rendered":"10. L\u2019alimentation dans l\u2019antiquit\u00e9 romaine, avec Dimitri Tilloi d\u2019Ambrosi"},"content":{"rendered":"<p><iframe loading=\"lazy\" \n    style=\"margin: auto; min-width: 320px; border: 0;\" \n    src=\"https:\/\/player.audiomeans.fr\/player-v2\/paroles-d-histoire-0619098d0e45\/episodes\/3436dd17-7b54-46a6-8f7d-0949d752bed0?mp=0&#038;leadin=0&#038;download=1&#038;std=0&#038;vert=0&#038;playlist=0&#038;color=7d7d7d&#038;theme=dark\" \n    width=\"80%\"\n    height=\"150px\"\n    allow=\"autoplay\"><br \/>\n<\/iframe><\/p>\n<p><strong>L\u2019invit\u00e9\u00a0:<\/strong> Dimitri Tilloi d\u2019Ambrosi, agr\u00e9g\u00e9 d&#8217;histoire, doctorant en histoire romaine \u00e0 l&#8217;universit\u00e9 Lyon-III (<a href=\"http:\/\/www.hisoma.mom.fr\/\">laboratoire HiSoMa<\/a>). Ses recherches portent sur l\u2019alimentation, la di\u00e9t\u00e9tique et la m\u00e9decine \u00e0 l\u2019\u00e9poque romaine.<\/p>\n<p><strong>Le livre\u00a0:<\/strong> <a href=\"http:\/\/www.arkhe-editions.com\/portfolio\/lempire-romain-par-le-menu\/\"><em>L\u2019empire romain par le menu<\/em><\/a>, \u00e9ditions Arkh\u00e9, 2017, 232 p.<br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-159 aligncenter\" src=\"http:\/\/parolesdhistoire.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/empire-romain-par-le-menu-326x475-206x300.png\" alt=\"\" width=\"255\" height=\"371\" srcset=\"https:\/\/parolesdhistoire.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/empire-romain-par-le-menu-326x475-206x300.png 206w, https:\/\/parolesdhistoire.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/empire-romain-par-le-menu-326x475.png 326w\" sizes=\"auto, (max-width: 255px) 85vw, 255px\" \/><strong>La discussion\u00a0:<\/strong> les enjeux de l\u2019histoire de l\u2019alimentation aujourd\u2019hui (1\u2019), les sources pour une histoire de l\u2019alimentation romaine, et en particulier les apports de l\u2019arch\u00e9ologique (2\u201920), l\u2019alimentation barbare, dans l\u2019imaginaire romain et en r\u00e9alit\u00e9 (4\u2019), les lieux de l\u2019alimentation romaine, notamment les <em>popinae<\/em> pour les couches populaires (5\u201910), le statut particulier du <em>De re coquinaria<\/em> attribu\u00e9 \u00e0 Apicius (6\u201950), la difficult\u00e9 de reconstituer aujourd\u2019hui le go\u00fbt romain ou d\u2019appliquer des \u00ab\u00a0recettes\u00a0\u00bb de l\u2019\u00e9poque (8\u201930), l\u2019importance du <em>garum<\/em> pour les Romains (9\u201910), l\u2019\u00ab\u00a0\u00e9dit du maximum\u00a0\u00bb pris sous Diocl\u00e9tien, et les informations qu\u2019il livre pour l\u2019alimentation dans l\u2019antiquit\u00e9 tardive (10\u201940), le paradoxe d\u2019une identit\u00e9 alimentaire romaine entre frugalit\u00e9 et raffinement (11\u201945), les composantes grecques de l\u2019alimentation romaine (14\u2019), les prescriptions sur la puret\u00e9 et la question des aliments \u00e0 ne pas consommer (15\u201940), l\u2019origine des viandes \u00e0 Rome, et leur rapport aux sacrifices (16\u201950), la table des empereurs romains, d\u00e9peints de fa\u00e7on souvent trompeuse par les sources (18\u201910), les clich\u00e9s sur l\u2019orgie romaine et les exc\u00e8s alimentaires (19\u201940), les repas romains qui impliquent les dieux et les morts (20\u201950), le groupe social que constituent les cuisiniers (21\u201950), les provenances vari\u00e9es des aliments pour les \u00e9lites dans l\u2019empire romain (23\u201915), les codes sociaux r\u00e9gissant les invitations et les repas (24\u2019), les discours de m\u00e9decins sur l\u2019alimentation et la digestion (26\u2019), la christianisation de l\u2019alimentation dans l\u2019Antiquit\u00e9 tardive (27\u201925), les origines plus anciennes des discours sur l\u2019asc\u00e9tisme (28\u201910), ce qui reste \u00e0 d\u00e9couvrir sur l\u2019alimentation romaine (29\u2019).<\/p>\n<p><strong>Le conseil de lecture\u00a0:<\/strong> Dani\u00e8le Jouanna, <a href=\"https:\/\/www.lesbelleslettres.com\/livre\/2891-lenfant-grec-au-temps-de-pericles\"><em>L\u2019enfant grec au temps de P\u00e9ricl\u00e8s<\/em><\/a>, Les belles Lettres, 2017<\/p>\n<p><strong>Parmi les sources antiques mentionn\u00e9es dans le podcast\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>-Anthime, <a href=\"http:\/\/www.persee.fr\/doc\/rbph_0035-0818_2002_num_80_4_4663\"><em>De observatione ciborum<\/em><\/a><\/p>\n<p>-Su\u00e9tone, <em>Vie de Vitellius<\/em>, XIII (<a href=\"http:\/\/bcs.fltr.ucl.ac.be\/SUET\/VITEL\/trad.html#XIII\">trad. M. Cabaret-Dupaty<\/a>, 1893)<br \/>\n\u00ab\u00a0Ses vices favoris \u00e9taient la cruaut\u00e9 et la gourmandise. Il faisait r\u00e9guli\u00e8rement trois et quelquefois quatre repas, le petit d\u00e9jeuner, le d\u00e9jeuner, le d\u00eener et l&#8217;orgie. Il suffisait \u00e0 tout par l&#8217;habitude de se faire vomir. Il s&#8217;annon\u00e7ait le m\u00eame jour chez diverses personnes, et chaque repas ne co\u00fbtait pas moins de quatre cent mille sesterces. Le plus fameux fut celui que lui donna son fr\u00e8re \u00e0 son arriv\u00e9e. On y servit, dit-on, deux mille poissons des plus fins, et sept mille oiseaux. Il surpassa encore cette magnificence en faisant l&#8217;inauguration d&#8217;un plat d&#8217;une grandeur \u00e9norme, qu&#8217;il appelait &#8220;l&#8217;\u00e9gide de Minerve, protectrice de la ville&#8221;. On y avait m\u00eal\u00e9 des foies de scares, des cervelles de faisans et de paons, des langues de flamants, des laitances de lamproies. Pour composer ce plat on avait fait courir des vaisseaux depuis le pays des Parthes jusqu&#8217;au d\u00e9troit de Gad\u00e8s. La gloutonnerie de Vitellius \u00e9tait non seulement vorace, mais encore sordide et d\u00e9r\u00e9gl\u00e9e. Jamais, dans un sacrifice ou dans un voyage, il ne put s&#8217;emp\u00eacher de prendre sur l&#8217;autel et d&#8217;avaler des viandes et des g\u00e2teaux \u00e0 peine retir\u00e9s du feu. Le long des chemins, dans les cabarets, il s&#8217;emparait des mets encore fumants, ou d\u00e9vorait ceux de la veille qui \u00e9taient \u00e0 demi rong\u00e9s.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>-Plutarque, <em>Vie de Caton l\u2019ancien<\/em>, VI (<a href=\"http:\/\/remacle.org\/bloodwolf\/historiens\/Plutarque\/caton.htm\">trad. Ricard<\/a>, 1829)<br \/>\n\u00ab\u00a0L\u2019\u00e9loquence de Caton augmentait chaque jour son cr\u00e9dit : on l&#8217;appelait le D\u00e9mosth\u00e8ne romain; mais c&#8217;\u00e9tait surtout son genre de vie qu&#8217;on estimait et qu&#8217;on louait davantage ; car le talent de la parole \u00e9tait d\u00e8s ce temps-l\u00e0 un objet d&#8217;\u00e9mulation pour les jeunes Romains, qui s&#8217;effor\u00e7aient \u00e0 l&#8217;envi de se surpasser les uns les autres. Mais de voir un citoyen qui, conservant l\u2019ancien usage de cultiver la terre de ses propres mains, se content\u00e2t d&#8217;un d\u00eener pr\u00e9par\u00e9 sans feu et d&#8217;un souper frugal; qui ne port\u00e2t qu&#8217;un habit simple, habit\u00e2t la maison la plus commune, et aim\u00e2t mieux n&#8217;avoir pas besoin de superflu que de se le donner, rien n&#8217;\u00e9tait alors plus rare. La vaste \u00e9tendue de la r\u00e9publique lui avait d\u00e9j\u00e0 fait perdre l&#8217;antique puret\u00e9 de ses m\u0153urs ; la multitude immense des affaires, et le grand nombre de peuples qu&#8217;elle embrassait dans son empire, avaient introduit \u00e0 Rome une grande vari\u00e9t\u00e9 de m\u0153urs ; et l&#8217;on y voyait les mani\u00e8res de vivre les plus oppos\u00e9es. Caton \u00e9tait donc avec justice l&#8217;objet de l&#8217;admiration publique, lorsqu&#8217;au milieu de tous les autres citoyens qu&#8217;on voyait, amollis par les volupt\u00e9s, succomber aux moindres travaux, il se montrait seul invincible et \u00e0 la peine et au plaisir, et cela, non seulement dans sa jeunesse et lorsqu&#8217;il briguait les honneurs, mais dans sa vieillesse m\u00eame et sous les cheveux blancs, apr\u00e8s son consulat et son triomphe : il \u00e9tait comme un courageux athl\u00e8te qui, m\u00eame apr\u00e8s la victoire, continue ses exercices, et ne les cesse qu&#8217;\u00e0 sa mort. Jamais, \u00e9crit-il lui-m\u00eame, il ne porta de robe qui co\u00fbt\u00e2t plus de cent drachmes ; tant qu&#8217;il commanda les arm\u00e9es, et m\u00eame pendant son consulat, il ne but d&#8217;autre vin que celui de ses esclaves; pour son d\u00eener, on n&#8217;achetait pas au march\u00e9 pour plus de trente as de provisions ; et en tout cela il n&#8217;avait en vue que sa patrie, et ne se proposait que de se faire un temp\u00e9rament plus robuste, plus propre \u00e0 soutenir les fatigues de la guerre. Ayant trouv\u00e9, dit-il encore, dans la succession d&#8217;un de ses amis, une tapisserie de Babylone, il la fit vendre sur-le-champ ; de plusieurs maisons de campagne qu&#8217;il avait, aucune n&#8217;\u00e9tait blanchie ; il n&#8217;avait jamais achet\u00e9 d&#8217;esclave au-dessus de quinze cents drachmes, parce qu&#8217;il voulait, non des gens bien faits et d\u00e9licats, mais des hommes robustes, capables de travail, qui pussent mener ses b\u0153ufs et panser ses chevaux; et m\u00eame, lorsqu&#8217;ils devenaient vieux, il les faisait vendre, pour ne pas nourrir des bouches inutiles. En g\u00e9n\u00e9ral, il pensait que rien de superflu n&#8217;est \u00e0 bon march\u00e9 ; qu&#8217;une chose dont on peut se passer, ne co\u00fbt\u00e2t-elle qu&#8217;une obole, est toujours ch\u00e8re ; qu&#8217;il faut pr\u00e9f\u00e9rer les terres o\u00f9 il y a beaucoup \u00e0 semer et \u00e0 faire des \u00e9l\u00e8ves, \u00e0 celles qui demandent d&#8217;\u00eatre souvent ratiss\u00e9es et arros\u00e9es.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>-S\u00e9n\u00e8que, <em>Lettre \u00e0 Lucilius<\/em>, 95 (extrait\u00a0; <a href=\"http:\/\/remacle.org\/bloodwolf\/philosophes\/seneque\/lucilius3.htm#XCV\">trad. Baillard<\/a>, 1861)<br \/>\n\u00ab Nos maladies sont innombrables ; ne t&#8217;en \u00e9tonne pas : compte nos cuisiniers. Les \u00e9tudes ne sont plus ; les professeurs de sciences lib\u00e9rales, d\u00e9laiss\u00e9s par la foule, montent dans une chaire sans auditeurs. Aux \u00e9coles d&#8217;\u00e9loquence et de philosophie r\u00e8gne la solitude ; mais quelle affluence aux cuisines! Quelle nombreuse jeunesse assi\u00e8ge les fourneaux des dissipateurs! Je ne cite point ces troupeaux de malheureux enfants qui, apr\u00e8s le service du festin, sont encore r\u00e9serv\u00e9s aux outrages de la chambre \u00e0 coucher. Je ne cite point ces bandes de mignons class\u00e9s par races et par couleurs, si bien que tous ceux d&#8217;une m\u00eame file ont la peau du m\u00eame poli, le premier duvet de m\u00eame longueur, la m\u00eame nuance de cheveux, et que les chevelures lisses ne se m\u00ealent point aux fris\u00e9es. Je passe ce peuple d&#8217;ouvriers en p\u00e2tisserie; je passe ces ma\u00eetres d&#8217;h\u00f4tel au signal desquels tout s&#8217;\u00e9lance pour couvrir la table. Bons dieux! que d&#8217;hommes un seul ventre met en mouvement! Eh quoi! ces champignons, voluptueux venin, n&#8217;op\u00e8rent-ils pas en vous quelque sourd travail, lors m\u00eame qu&#8217;ils ne tuent pas sur l&#8217;heure? Et cette neige au c\u0153ur de l&#8217;\u00e9t\u00e9, ne doit-elle pas dess\u00e9cher et durcir le foie? Penses-tu que ces hu\u00eetres, chair tout inerte, engraiss\u00e9e de fange, ne te transmettent rien de leur pesanteur limoneuse? que ce <em>garum<\/em> des alli\u00e9s, pr\u00e9cieuse pourriture de poissons malsains, ne te br\u00fble pas l&#8217;estomac de sa saumure en dissolution? Ces mets purulents et qui passent presque imm\u00e9diatement de la flamme \u00e0 la bouche, crois-tu qu&#8217;ils vont s&#8217;\u00e9teindre sans l\u00e9sion dans tes entrailles? Aussi quels hoquets impurs et empest\u00e9s! Quel d\u00e9go\u00fbt de soi-m\u00eame aux exhalaisons d&#8217;une indigestion de vieille date! Sache donc que tout cela pourrit en toi, et ne s&#8217;y dig\u00e8re point.<br \/>\nJadis, je me le rappelle, on a parl\u00e9 beaucoup d&#8217;un rago\u00fbt fameux : tout ce qui, chez nos magnifiques, vous tient \u00e0 table un jour durant, un gourmand, press\u00e9 d&#8217;en venir \u00e0 sa ruine, l&#8217;avait entass\u00e9 sur un plat : conques de V\u00e9nus, spondyles, hu\u00eetres s\u00e9par\u00e9es de leurs bords qui ne se mangent plus, entrem\u00eal\u00e9es et coup\u00e9es de h\u00e9rissons de mer ; le tout portait sur un plancher de rougets d\u00e9soss\u00e9s et sans nulle ar\u00eate. On se d\u00e9go\u00fbte de ne manger qu&#8217;une chose \u00e0 la fois ; on fond toutes les saveurs en une ; on op\u00e8re sur table ce que devait faire l&#8217;estomac repu; je m&#8217;attends \u00e0 ce qu&#8217;on nous serve tout m\u00e2ch\u00e9. (\u2026) Qu&#8217;on fasse un tout de ce qu&#8217;ailleurs on s\u00e9pare ; qu&#8217;une m\u00eame sauce l&#8217;assaisonne; qu&#8217;on ne distingue rien: que les hu\u00eetres, les h\u00e9rissons, les spondyles, les rougets soient amalgam\u00e9s, cuits, servis ensemble : y aurait-il plus de confusion dans le produit d&#8217;un vomissement? Que r\u00e9sulte-t-il de toutes ces mixtions? Ses maladies complexes comme elles, \u00e9nigmatiques, diverses, de formes multiples, contre lesquelles la m\u00e9decine \u00e0 son tour a d\u00fb s&#8217;armer d&#8217;exp\u00e9riences de toute esp\u00e8ce. J&#8217;en dis autant de la philosophie. Plus simple autrefois, lorsqu\u2019apr\u00e8s des fautes moindres de l\u00e9gers soins nous gu\u00e9rissaient, contre le renversement complet de nos m\u0153urs, elle a besoin de tous ses efforts. Et pl\u00fbt aux dieux qu&#8217;\u00e0 ce prix enfin elle f\u00eet justice de la corruption ! \u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019invit\u00e9\u00a0: Dimitri Tilloi d\u2019Ambrosi, agr\u00e9g\u00e9 d&#8217;histoire, doctorant en histoire romaine \u00e0 l&#8217;universit\u00e9 Lyon-III (laboratoire HiSoMa). Ses recherches portent sur l\u2019alimentation, la di\u00e9t\u00e9tique et la m\u00e9decine \u00e0 l\u2019\u00e9poque romaine. Le livre\u00a0: L\u2019empire romain par le menu, \u00e9ditions Arkh\u00e9, 2017, 232 p. La discussion\u00a0: les enjeux de l\u2019histoire de l\u2019alimentation aujourd\u2019hui (1\u2019), les sources pour une histoire &hellip; <a href=\"https:\/\/parolesdhistoire.fr\/index.php\/2018\/06\/06\/10-lalimentation-dans-lantiquite-romaine-avec-dimitri-tilloi-dambrosi\/\" class=\"more-link\">Continue reading<span class=\"screen-reader-text\"> &#8220;10. 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