265. Nabucco, un opéra dans l’histoire, avec Antonin Durand

L’invité : Antonin Durand, MCF à Sorbonne université

Le livre : Le chœur des esclaves. Un chant qui a fait l’histoire, Paris, Buchet/Chastel, 2022.

La discussion:

  • Introduction (00:00)
  • La légende de Nabucco comme opéra patriotique à sa création en 1842 (1:15)
  • Les travaux ayant revisité ce mythe (2:30)
  • Extrait: « Oh mia patria… » (3:45)
  • Temistocle Solera, librettiste de Verdi (4:10)
  • Le contexte de création de l’œuvre (4:45)
  • Le thème biblique de l’opéra (7:30)
  • Verdi en 1848 et le rapport musique / politique chez lui (8:40)
  • Extrait: « Viva Italia » de La battaglia di Legnano (10:45)
  • Un opéra qui n’est pas central dans le répertoire au XIXe siècle (11:30)
  • La réception internationale de Nabucco à l’époque (12:45)
  • Les méthodes du travail autour de la réception (15:00)
  • La cristallisation du mythe verdien à la fin du XIXe siècle (16:30)
  • Lectures garibaldiennes et socialistes du « Va pensiero » (19:45)
  • Extrait: hymne au 1er mai (22:30)
  • Verdi, élément clef dans la construction de la nation italienne (23:00)
  • Le concert de Trieste en 1913 (24:45)
  • Nation et musique début XXe siècle: Verdi vs Wagner (28:00)
  • Un chant patriotique, mais pas tout à fait assez martial pour la Grande Guerre (30:00)
  • Le rapport du fascisme à Verdi, et à travers lui au Risorgimento (31:00)
  • Un air chanté par des Hébreux, injouable tel quel dans l’Allemagne nazie… (33:00)
  • …mais utilisable dans une lecture sioniste en Israël (35:45)
  • « Va pensiero » folklorisé dans la seconde moitié du XXe siècle (38:00), notamment au cinéma (Sissi face à son destin, 1957)
  • Extrait: Nana Mouskouri, je chante avec toi Liberté (41:15)
  • Faire du « Va pensiero » un hymne national ? (42:15)
  • Un usage à fronts renversés de l’air par la Ligue du nord dans les années 2000 (44:50)
  • Quelle version écouter ? (48:20)

Les conseils de lecture :

  • Esteban Buch, La Neuvième de Beethoven. Une histoire politique, Gallimard, coll. Bibliothèque des Histoires, Paris, 1999.
  • Gilles Pécout, Naissance de l’Italie contemporaine, 1770-1922, Paris, Armand Colin, 2004.

Paroles du “Va pensiero”

Va, pensiero, sull’ali dorate;

Va, ti posa sui clivi, sui colli,

Ove olezzano tepide e molli

L’aure dolci del suolo natal!

Del Giordano le rive saluta,

Di Sionne le torri atterrate…

Oh mia patria sì bella e perduta!

Oh membranza sì cara e fatal!

Arpa d’or dei fatidici vati,

Perché muta dal salice pendi?

Le memorie nel petto riaccendi,

Ci favella del tempo che fu!

O simile di Solima ai fati

Traggi un suono di crudo lamento,

O t’ispiri il Signore un concento

Che ne infonda al patire virtù!

          Traduction française

Va, pensée, sur tes ailes dorées ;

Va, pose-toi sur les pentes, sur les collines,

Où embaument, tièdes et suaves,

Les douces brises du sol natal !

Salue les rives du Jourdain,

Les tours abattues de Sion …

Oh ma patrie si belle et perdue !

Ô souvenir si cher et funeste !

Harpe d’or des devins fatidiques,

Pourquoi, muette, pends-tu au saule ?

Rallume les souvenirs dans le cœur,

Parle-nous du temps passé !

Semblable au destin de Solime

Joue le son d’une cruelle lamentation

Ou bien que le Seigneur t’inspire une harmonie

Qui nous donne le courage de supporter nos souffrances !

Paroles de l’hymne au 1er mai de Pietro Gori

Vieni o Maggio t’aspettan le genti

ti salutano i liberi cuori

dolce Pasqua dei lavoratori

vieni e splendi alla gloria del sol

Squilli un inno di alate speranze

al gran verde che il frutto matura

a la vasta ideal fioritura

in cui freme il lucente avvenir

Disertate o falangi di schiavi

dai cantieri da l’arse officine

via dai campi su da le marine

tregua tregua all’eterno sudor!

Innalziamo le mani incallite

e sian fascio di forze fecondo

noi vogliamo redimere il mondo

dai tiranni de l’ozio e de l’or

Giovinezze dolori ideali

primavere dal fascino arcano

verde maggio del genere umano

date ai petti il coraggio e la fè

Date fiori ai ribelli caduti

collo sguardo rivolto all’aurora

al gagliardo che lotta e lavora

al veggente poeta che muor!

 

253. Explorateurs et exploratrices au XIXe siècle, avec Hélène Blais

L’invitée : Hélène Blais, professeure d’histoire à l’ENS

 L’exposition : Visages de l’exploration au XIXe siècle (BNF)

La discussion :

  • « Je hais les voyages et les explorateurs »: une exposition destinée à questionner les mythes et les images de l’exploration (1:00)
  •  Mettre en valeur d’autres figures de l’exploration: pas seulement des hommes blancs européens solitaires (3:00)
  • Qu’est-ce qui singularise le XIXe siècle dans une histoire longue de l’exploration ? (4:00)
  • Le travail préparatoire de l’exposition (5:15)
  • Comment prévenir le risque de renforcer les stéréotypes (7:10)
  • La provenance des objets « indigènes », question aujourd’hui majeure pour les musées (9:30)
  • Les objets savants de l’exploration et le miroir qu’ils nous tendent (11:10)
  • La difficulté physique de l’exploration (13:00)
  • Les pratiques de déguisement et de dissimulation des explorateurs (15:00)
  • Laissez-passer et intermédiaires locaux (16:45)
  • La place donnée aux cartes dans l’exposition (18:05)
  • La photographie et ce qu’elle change à l’exploration (20:00)
  • Un rapport à l’autre incertain: en tension entre curiosité et préjugés (21:30)
  • Lz rôle des femmes dans l’exploration au XIXe siècle (27:00)
  • Lecture, par Solenn Soidiki: Octavie Coudreau, Voyage au Cumina, 20 avril 1900- 7 septembre 1900, Paris, A.Lahure, 1901
  • Le regard « premier » des explorateurs sur des sociétés disparues (30:20)
  • Quel ancrage institutionnel pour l’exploration ? (33:00)
  • La culture de l’exploration (35:45)
  • Extrait de Tristes Tropiques (Claude Lévi-Strauss) (37:15)
  • Le film de James Gray, Lost city of Z (40:15)

Les conseils et références:

  • The Lost city of Z (David Grann, adapté au cinéma par James Gray, 2016)
  • Entretien avec Daniel Foliard
  • Felix Driver, Geography Militant. Cultures of Exploration and Empire, Oxford, Blackwell Publisher, 2001.
  • Patrick Straumann, Oyapock

246. Biographie d’un livre d’histoire au XIXe siècle, avec Jean-Charles Geslot

L’invité : Jean-Charles Geslot, MCF à L’Université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines

Le livre : Histoire d’un livre. L’Histoire de France de Victor Duruy, Paris, CNRS éditions, 2022.

La discussion :

  • Introduction (00:00)
  • Pourquoi faire la biographie d’un livre ? (1:30)
  • Qui est Victor Duruy en 1857 ? (3:15)
  • Duruy, entre Michelet et Lavisse (4:55)
  • Où en est le genre « Histoire de France » à ce moment ? (7:30)
  • Les historiens romantiques et le recours aux documents: les débuts d’une histoire scientifique ? (9:50)
  • La rigueur discutable de Victor Duruy pour ses notes de bas de page et ses références (13:15)
  • Quel est le quotidien d’un historien au milieu du XIXe siècle ? (14:35)
  • Qui a écrit l’Histoire de France ? Le rôle des femmes d’historiens au XIXe s. (19:00)
  • Une Histoire de France pas si stéréotypée, et pas très monarchique (19:50)
  • Le XIXe siècle, sujet sensible politiquement (24:00)
  • Faire l’histoire d’un livre qui serait comme le « Pinagot » des ouvrages historiques (27:00)
  • Les difficultés de l’enquête, les apports et limites des sources (29:45)
  • À quoi ressemble matériellement ce livre ? (32:35)
  • Les multiples formes et déclinaisons du livre au XIXe siècle (35:00)
  • Des éditions pirates (37:00)
  • Le contrat chez Hachette avec des droits d’auteur très importants (38:25)
  • Un livre qui se vend bien quand l’historien est ministre… (39:50)
  • Lenteur et complexité de la composition typographique (43:00)
  • Diffusion coloniale et mondiale du livre (45:00)

Les conseils de lecture :

  • Camille Creyghton, Résurrections de Michelet, Paris, EHESS, 2019.
  • Nathalie Richard, La Vie de Jésus de Renan. La fabrique d’un best-seller, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », 2015.

241. Réprimer les révolutionnaires (les mercredis des révolutions)

Les mercredis des révolutions, Université populaire de la société d’histoire de 1848 en partenariat avec Politis – Séance du 17 mars 2022 à la mairie du 18e arrondissement de Paris

Une rue de Paris en 1871 (Maximilien Luce, entre 1903 et 1906)

Le massacre de la rue Transnonain d’avril 1834, les fusillades de juin 1848, la Semaine Sanglante de 1871… L’histoire des révolutionnaires est aussi celle de répressions terribles. De nos jours, les armes ne sont plus si létales, et fort heureusement, les bilans humains moins atroces, mais la répression toujours s’abat sur celles et ceux qui veulent renverser l’ordre. Aussi sera-t-il intéressant de faire dialoguer ensemble une historienne qui a travaillé sur une des forces de l’ordre du 19e siècle, Mathilde Larrère, et le journaliste, romancier, lanceur d’alerte des violences policières pendant le mouvement des Gilets jaunes et auteur du documentaire Un pays qui se tient sage, David Dufresne. Comment documenter la répression, comment administrer la preuve ? Qui frappe, qui est frappé ? Comment expliquer, justifier, légitimer, mettre en récit ou en image la violence d’État ? Autant de questions qui permettent de faire dialoguer passé et présent.

Avec David Dufresne et Mathilde Larrère, séance animée par Philippe Darriulat

La discussion

  • Introduction, par Philippe Darriulat (00:00)
  • Quelles sources pour l’histoire de la répression au XIXe siècle ? (2:00)
  • La difficulté à obtenir des documents sur les répressions contemporaines (9:00)
  • La nouveauté des réseaux sociaux du point de vue de la profusion des photos ou récits (18:00)
  • Armée, gendarmerie, garde nationale… La diversité des acteurs de la répression au XIXe siècle (21:00)
  • Qui maintient l’ordre aujourd’hui, avec quelles pratiques, quel usage de la violence ? (30:30)
  • Les victimes de la répression et les catégories ciblées (38:00)
  • Les victimes au XIXe siècle: quelle place des femmes en particulier ? (43:00)
  • La question de la violence d’État, et de la mise en récit de la répression (51:00)
  • Les explications à donner à la violence, et le paradoxe d’une répression républicaine en 1848 et 1871 (1:05:00)
  • Mot de la fin par Philippe Darriulat (1:18:00)

 

239. Révolutions latino-américaines (les mercredis des révolutions)

Avec l’historienne Geneviève Verdo et le journaliste Maurice Lemoine

Séance animée par l’historien Edward Blumenthal, dans le cadre des Mercredis des révolutions en partenariat avec Politis

L’Amérique latine a souvent été associée à des expériences révolutionnaires dans l’imaginaire populaire et historiographique, depuis les guerres d’indépendance au début du XIXe siècle jusqu’au début du XXIe siècle. Bien que les langages et les revendications concrètes aient changé considérablement, certains enjeux ont continué à s’exprimer dans les mouvements sociaux jusqu’à aujourd’hui. L’égalité républicaine, les contours de la souveraineté populaire dans des sociétés marquées par des hiérarchies socio-ethniques, la distribution de la terre, des questions territoriales -entre autres-, véhiculent la mémoire des indépendances.

La discussion :

  • Introduction par Edward Blumenthal (00:00)
  • Présentation par Geneviève Verdo : quelles idées reçues sur les indépendances hispano-américaines ? (2:00)
  • Présentation de la Révolution mexicaine et des révolutions du XXe siècle par Maurice Lemoine (16:00)
  • Est-ce qu’il y a un atavisme révolutionnaire en Amérique latine ? (29:00)
  • La question du « populaire » dans les révolutions de la région (41:00)
  • La question des inégalités économiques et sociales (51:00)

227. Le peintre Ilya Répine, avec Stéphanie Cantarutti et François-Xavier Nérard

Les invité-e-s :

  • Stéphanie Cantarutti, conservatrice en chef au Petit Palais, commissaire de l’exposition
  • François-Xavier Nérard, MCF à l’Université Paris-I

L’artiste : Ilya Répine (1844-1930) à l’occasion d’une exposition au Petit Palais

La discussion :

Stéphanie Cantarutti

  • Pourquoi une exposition Répine ? (1:30) comment a-t-elle été organisée ? (2:45)
  • Un artiste aux origines modestes (3:30), né en Ukraine (4:30)
  • La fameuse toile de 1873 Les haleurs de la Volga et ses lectures politiques (5:15)
  • Un parallèle avec Courbet (8:00)
  • Répine et son rapport à la France, visitée dès les années 1870 (9:00)
  • Son insertion dans la vie artistique russe (10:00)
  • Le peintre de l’histoire russe et Les cosaques zaporogues (11:30)
  • Un regard sur des moments troubles de l’histoire russe : la Tsarevna, Ivan le terrible (13:30)
  • Un peintre de l’émotion et du moment saisi, comme dans Celui qu’on n’attendait plus (15:15)
  • Un artiste coutumier des retouches et repentirs (17:15)
  • Ivan le terrible, un tableau récemment vandalisé, à la forte charge politique (18:00)
  • Une forme d’éloignement dans sa propriété finlandaise à partir du XXe siècle (21:00)
  • La relation Répine – Tolstoï (22:00)
  • Répine, peintre de la vie religieuse : la Procession dans la province de Koursk (23:45) bossu
  • Comment travaille Répine (27:15) portrait de kanine
  • L’évolution de l’art de Répine (29:00) conseil d’état ; tout pemier tableau
  • Répine en Révolution, en 1905 et 1917 (30:45)
  • Des relations complexes avec l’URSS (32:45) déserteur kerenski
  • La programmation culturelle accompagnant l’exposition (34:30)

François-Xavier Nérard

  • Un regard d’historien sur l’exposition, et sur son titre qui met en scène « l’âme russe » (36:15)
  • Répine peintre d’histoire, avec Ivan le terrible (40:10)
  • La mise en scène du mouvement populiste et ses ambiguïtés (42:20)
  • Représenter le pouvoir : Alexandre III (52:20)
  • Quels usages de Répine en URSS ? (57:00)

225. Dostoïevski, avec Marguerite Souchon

L’invitée : Marguerite Souchon, professeure en classe préparatoire

Le livre : Le dieu de Dostoïevski, Paris, Première partie, 2021.

La discussion :

  • Le choix d’un livre léger pour aborder un auteur compliqué (1:40)
  • Le bilan du bicentenaire de Dostoïevski (3:40)
  • Un auteur assez central en France, paradoxalement au vu de sa détestation du pays ! (5:35)
  • Origines sociales et préoccupations du servage (6:50)
  • Un succès précoce avec Les pauvres gens en 1846 (10:00)
  • Politisation et arrestation en 1849 (17:00)
  • Un retour compliqué du bagne, avec un voyage en Europe et une rupture avec l’occident (19:30)
  • Le positionnement complexe de Dostoïevski dans le débat occidentalistes / slavophiles (22:00)
  • Une passion religieuse, loin pourtant de l’Église orthodoxe (26:30)
  • La sensibilité de Dostoïevski à la question sociale (29:30)
  • Les démons, description critique des révolutionnaires russes (31:45)
  • Tchernychevski, un contre-modèle pour Dostoïevski (35:00)
  • Les sens d’un autre grand roman, L’idiot (38:00)
  • La réception de Dostoïevski et de ses romans (42:00)
  • Quels rapports avec la censure et avec les autorités ? (44:00)
  • Quels usages de Dostoïevski en URSS ? (46:10)
  • Par quoi commencer sa lecture ? (49:00)

223. Germinal en série TV, avec Marjolaine Boutet, Nicolas Charles et Judith Rainhorn

Une émission coréalisée avec Nicolas Charles du podcast Histoire en séries (cf Les aventures du jeune Voltaire)

La série : Germinal (6 épisodes diffusés sur France 2, 2021)

Les invitées :

  • Marjolaine Boutet est maîtresse de conférences HDR en histoire contemporaine à l’Université de Picardie-Jules Verne, spécialiste des séries télévisées et des représentations audiovisuelles des guerres contemporaines. Elle est l’auteure de Un Village français : une histoire de l’Occupation (La Martinière, 2017), Cold Case : la mélodie du passé (PUF, 2013) et Les Séries Télé pour les Nuls (First, 2009). Elle est également critique de séries pour le magazine Phosphore (Bayard Presse) et dans l’émission Une heure en séries (France Inter).”
  • Judith Rainhorn est professeure en Histoire sociale contemporaine à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ses travaux et ses nombreuses publications portent sur l’histoire des sociétés urbaines en France, en Europe et aux Etats-Unis, à l’intersection des mondes du travail industriel, de l’histoire des risques environnementaux et de la santé depuis le XIXe siècle. Sur l’histoire des sociétés minières, elle a organisé plusieurs manifestations scientifiques, publié des articles, dirigé l’ouvrage Santé et travail à la mine, XIXe-XXIe siècles (P.U. Septentrion, 2014) et participé à plusieurs émissions  (France 5, France Culture). Elle est membre du Conseil scientifique du Centre historique minier de Lewarde, le plus important musée de la mine en France (https://www.chm-lewarde.com/fr/) et, à ce titre, a participé à l’organisation de l’exposition “Ouille, ouille, houille : la santé dans les mines » (sept. 2018-mai 2019) et du colloque international qui l’a accompagné.

La discussion :

  • Présentation de la série (1:15)
  • Quel est le XIXe siècle présenté à l’écran ? (3:30)
  • La fiction française et son rapport au XIXe siècle (6:45)
  • La façon dont la série représente la Première Internationale, les luttes sociales, les violences, le rapport aux ouvriers étrangers… (10:20)
  • La volonté d’actualiser Zola, à travers une accentuation de la violence à l’écran (14:30)
  • La représentation du travail de la mine est-elle bien menée ? (18:45)
  • La scène des enchères, porte d’entrée dans les inégalités sociales (23:40)
  • La mise en scène du travail (26:20)
  • Les personnages des dirigeants, la représentation du paternalisme patronal (29:30)
  • Accidents, risques et santé au travail (38:00)
  • L’esthétique de la catastrophe, rappelant Titanic (44:00)
  • La question des luttes sociales, et leur représentation, entre mythologie et réalisme (46:30)
  • La place donnée aux femmes dans la série et les formes d’actualisation qui s’y révèle (51:40)
  • Passage en revue de points forts ou points faibles, le combat de boxe (57:50), la musique (59:20), certains écarts vis-à-vis du roman (1:00:45), la réussite des décors (1:04:20)…

Le conseil: centre minier de Lewarde

221. Chanter la révolution, avec Philippe Darriulat et Les Goguettes (les mercredis des révolutions)

Les mercredis des révolutions, université populaire organisée par la société d’histoire de 1848, en partenariat avec la mairie du 18e arrondissement de Paris, Politis et Paroles d’histoire

Séance 1: chanter en révolution, animée par Caroline Fayolle (MCF, université de Montpellier), avec Philippe Darriulat (Professeur, Sciences Po Lille) et le groupe Les Goguettes

La discussion (et les chansons)

  • Le groupe « les goguettes », son nom, son histoire (2:00), en résonance avec les lieux du XIXe siècle où résonnent musique et politique (8:00)
  • L’évolution des goguettes de la Restauration à la Monarchie de Juillet, face à la répression des autorités (10:00)
  • Le positionnement du groupe « les goguettes » face à la question de la chanson contestataire (19:00)
  • La nature politique mais aussi sociale (métiers, sociabilité…) de la chanson autrefois (25:00)
  • La censure des chansons au XIXe siècle (30:00)
  • Chanson : Béranger, Le Bon Dieu, 1820 (37:00)
  • La question de la « culture populaire » (45:00)
  • Chanson : Pierre Dupont, Le chant des ouvriers (1:00:00)
  • Comment fonctionnent Les goguettes dans le rapport entre texte et musique (1:05:00)
  • Les sources pour écrire l’histoire de la chanson au XIXe siècle (1:11:00)
  • Chanson : Jean-Baptiste Clément, La semaine sanglante, 1871 (1:15:00)

219. Exilés et réfugiés en Europe, avec Delphine Diaz

L’invitée : Delphine Diaz, MCF à l’université de Reims

Le livre : En exil. Les réfugiés en Europe de la fin du XVIIIe siècle à nos jours, Gallimard, Folio histoire, 2021.

La discussion :

  • Une synthèse sur la question de l’exil (1:20)
  • Un livre individuel mais ancré dans des recherches collectives : le programme « asileurope » et le Musée national de l’histoire de l’immigration (3:00)
  • Comment articuler restitution des phénomènes collectifs et parcours de vie individuels ? (6:30)
  • Les termes désignant les phénomènes décrits dans le livre : exilés, émigrés, réfugiés, déportés… (10:00) avec des mots qui changent de sens (13:30)
  • Quand cesse-t-on d’être un exilé ? (16:45)
  • Le tournant dans les perceptions et les politiques des années 1870, qui associe les exilés à un danger et à une menace (18:50)
  • L’importance de la conjoncture économique dans les phénomènes de fermeture et de rejet, dans les années 1880 mais aussi 1930 ou 2010 (22:20)
  • Quelles différences dans les formes d’accueil, entre Grande-Bretagne, France, Belgique ou Suisse ? (24:20)
  • Qu’apprend le XXe siècle à une spécialiste du XIXe sur ces questions ? (27:45)
  • En creux, une histoire de la modernisation des États, des techniques de police et de gouvernement (30:15) (extrait de la Chartreuse de Parme : le passeport de Fabrice del Dongo)
  • La question de l’apatridie au lendemain de la Grande Guerre (32:00)
  • À travers l’exil des républicains espagnols, la dimension personnelle du travail (35:00)
  • Un symptôme de l’échec ou de l’incapacité des États : la conférence d’Évian en 1938 (37:30)
  • Après la Seconde Guerre mondiale (voir l’émission avec Eric Jennings), les difficultés de l’Europe en 1945, un « violent peacetime » (Peter Gattrell) pour les réfugiés (40:00)
  • La formalisation juridique de la question après 1945 (42:45)
  • Les questions actuelles et leur complexité (45:00)Le conseil de lecture :