154. Relire Christopher Browning sur la Shoah, avec Nicolas Mariot

L’invité : Nicolas Mariot, directeur de recherche au CNRS

Le livre : Christopher R. Browning, Ordinary Men: Reserve Police Battalion 101 and the Final Solution in Poland, New York, Harper Collins, 1992, trad. fr. par Elie Barnavi : Des hommes ordinaires, le 101e bataillon de la police allemande et la Solution finale en Pologne, Paris, Les belles lettres, 1994.

La discussion :

  • Pourquoi il s’agit d’un livre important dans l’historiographie des guerres, des violences extrêmes et de la Shoah (1’30)
  • L’ouverture, à la suite de l’ouvrage, d’un champ d’études : la Täterforschung, recherche sur les bourreaux (3’10)
  • Le parcours pas tout à fait linéaire de Christopher Browning (4’)
  • Un champ historiographique initialement très peu structuré (6’)
  • Des travaux qui s’inscrivent dans les débats naissants entre « intentionnalistes » et « fonctionnalistes » (8’20)
  • Le rôle de Christopher Browning comme expert dans des procès (10’50)
  • Le livre, monographie sur un bataillon de police (12’)
  • Un travail quasi expérimental, proche de la microstoria (14’)
  • Le déplacement géographique et interprétatif majeur dont le livre est un signe, vers l’est de l’Europe, et vers ce qu’on appellera (parfois abusivement) la « Shoah par balles » (16’20)
  • Les choix d’écriture marquants du livre (20’45), et sa structure argumentative qui alterne entre « comment » et « pourquoi » (22’40)
  • Les descriptions denses de Christopher Browning (26’), montrant les processus de violence et leur perfectionnement
  • Les refus de participer aux tueries, et leur interprétation (30’50)
  • Les sources, et les problèmes qu’elles posent (33’15)
  • L’impunité presque totale des criminels dans les années 1960-1970 (35’)
  • Les divergences méthodologiques entre Browning et Goldhagen (36’), et les prolongements de l’enquête
  • Tout le monde peut-il devenir un tueur ? (40’30)
  • Les transpositions possibles de ces questionnements sur d’autres terrains, comme celui du génocide des Tutsi au Rwanda (45’)

 

Les références citées durant l’émission (par ordre alphabétique) :

  • Christopher R. Browning, The Final Solution and the German Foreign Office : a study of Referat D III of Abteilung Deutschland, 1940–43, New York, Holmes & Meier, 1978.
  • Christopher R. Browning, The origins of the Final Solution : the evolution of Nazi Jewish policy, September 1939-March 1942, Jerusalem/Lincoln, Yad Vashem/University of Nebraska Press, 2004
  • Christopher R. Browning, « Postface » rédigée en 1998 sous le titre « Ordinary Men or Ordinary Germans? » et publiée en français dans la réédition de Des hommes ordinaires. Le 101e bataillon de réserve de la police allemande et la solution finale en Pologne, Paris, Les Belles Lettres, 2002.
  • Christopher R. Browning, « Bourreaux allemands. Comportements et mobiles à la lumière de nouveaux documents », chapitre VI de Politique nazie, travailleurs juifs, bourreaux allemands, Paris, Le Belles Lettres, 2002 [2000].
  • Christopher R. Browning, « The Personal Contexts of a Holocaust Historian: War, Politics, Trials and Professional Rivalry », in Holocaust Scholarship. Personal Trajectories and Professional Interpretations, Basingstoke, Palgrave Macmillan, 2015, p. 48-66.
  • Lucy Dawidowicz, The War against the Jews, 1933-1945, New York, Holt, Rinehart and Winston, 1975.
  • François Furet (éd.), L‘Allemagne nazie et le génocide juif, Paris, Gallimard, 1985.
  • Daniel Jonah Goldhagen, Hitler’s willing executioners. Ordinary Germans and the Holocaust, New York, Alfred A. Knopf, 1996.
  • Jan Gross, Les Voisins : 10 juillet 1941, un massacre de Juifs en Pologne, Paris, Fayard, 2002.
  • Raul Hilberg, The Destruction of the European Jews, Chicago, Quadrangle Books, 1961.
  • Christian Ingrao, Jean Solchany, « La “Shoah par balles”. Impressions historiennes sur l’enquête du père Desbois et sa médiatisation », Vingtième siècle. Revue d’histoire, n°102, 2009/2, p. 3-18.
  • Nicolas Mariot, « Faut-il être motivé pour tuer ? Sur quelques explications aux violences de guerre », Genèses, 2003/4 (n°53), p. 154-177.
  • Nicolas Mariot et Claire Zalc, Face à la persécution. 991 Juifs dans la guerre, Paris, Odile Jacob, 2010
  • Jean Solchany, « De la régression analytique à la célébration médiatique: le phénomène Goldhagen », Revue d’histoire moderne et contemporaine, 44/3, 1997, p. 514-529

152. La filière martiniquaise pour fuir Vichy, avec Eric Jennings

L’invité : Éric Jennings, professeur à l’université de Toronto

Le livre : Les bateaux de l’espoir, Vichy, les réfugiés et la filière martiniquaise, Paris, CNRS éditions, 2020.

La discussion :

  • La filière martiniquaise qui a permis à environ 5000 réfugiés de quitter la France de Vichy (1’)
  • Un projet formulé depuis longtemps, autour de questions sur la présence de réfugiés dans les Antilles (2’30)
  • Les différentes catégories d’« indésirables » cherchant à fuir la France occupée (3’50)
  • Une porte de sortie ambiguë, entre expulsion et humanitaire (6’30)
  • Des tensions internes au régime de Vichy, entre différentes institutions en désaccord quant aux possibilités d’autoriser les départs vers les Antilles (8’25)
  • Les liens entre la filière martiniquaise et le « projet Madagascar » d’expulsion des Juifs (10’50)
  • Une destination pour laquelle un visa n’est pas nécessaire, donc en partie plus accessible que d’autres (13’45)
  • La situation plus que compliquée des réfugiés à la veille du départ, et la part d’aléatoire dans le fait de pouvoir s’embarquer (15’35), à la merci de la bureaucratie (19’50)
  • Marc Bloch parmi les figures ayant failli s’embarquer sur un de ces navires (22’)
  • Des conditions de traversée difficiles (23’50)
  • La surveillance voire l’internement à l’arrivée, par les autorités vichystes (27’20)
  • Les traces assez rares aujourd’hui de cet épisode en Martinique (30′)
  • La rencontre féconde entre le couple Césaire et André Breton, au croisement de la négritude et du surréalisme, dans la revue Tropiques en particulier (30’50)
  • La fermeture progressive de la filière martiniquaise, en raison d’une situation géopolitique complexe (36’50)
  • La représentation de cette histoire au cinéma, dans Casablanca (1942) et Le port de l’angoisse (To have and have not, 1944) (41′)

 

Les conseils de lecture :

  • Olivier Assayas, Adrien Bosc, Un voyage Marseille-Rio
  • Adrien Bosc, Capitaine, 2018.
  • Anna Seghers, Transit, adapté au cinéma par Christian Petzold (2018)

138. Histoires de Tintin #12 : Tournesol, Tintin, les sciences et les techniques, avec Jérôme Lambert

L’invité: Jérôme Lambert, maître de conférences en physique à l’Université de Rennes

L’affaire Tournesol, 1956 (c) Hergé / Moulinsart

Le thème: sciences et techniques dans l’œuvre d’Hergé

La discussion:

  • Première partie: images et figures scientifiques
  • Hergé, amateur de science et féru de documentation précise (1’30)
  • Le personnage de Tournesol et ce qui l’a inspiré (5′)
  • Des usages dangereux de la science, mas pas de “savant fou” chez Hergé (11’30)
  • Hergé fasciné par les matériaux, et par une science relevant plus de l’ingénierie que de la recherche fondamentale (16’45)
  • Les manifestations de la nature dans les albums: éclipses, éclair en boule… (19’30)
  • Science et ésotérisme (19’30)
  • La dimension pédagogique des albums (26’30)
  • Enseigner les sciences avec Hergé (29′)
  • Seconde partie: les quatre albums marqués par les questions scientifiques (31’20)
  • L’étoile mystérieuse: météorites, lunette astronomique (et non téléscope comme dit par erreur dans l’émission), calculs… (32′)
  • Objectif Lune, extraordinaire œuvre d’anticipation (41′)
  • On a marché sur la Lune: apesanteur et whisky en boule, paysages lunaires et char (52′)
  • L’affaire Tournesol, l’arme sonore et la fascination d’Hergé pour le verre cassé (1’07)
  • Une éthique de la recherche discutable dans Tintin et les Picaros (1’16)

Bibliographie:

– Sur le personnage de Tournesol, ses prédécesseurs dans Tintin et les personnages réels dont Hergé s’est inspiré :
“Le Tournesol illustré : éloge d’un oublié de l’histoire des sciences”, par Albert Algoud, chez Casterman (1994)
– Les deux extrêmes : l’ingénieur et le savant fou : Jo, Zette et Jocko (Le Manitoba ne répond plus et l’éruption du Karamako), réédition de 1952
– Sur l’astronomie dans Tintin : “Mais où le temple du Soleil ? Enquête scientifique au pays d’Hergé”, par Roland Lehoucq et Robert Mochkovitch, Flammarion (2003)
– Sur l’inspirateur d’Hergé pour les décors de la fusée lunaire : “Alexandre Ananoff, l’astronaute méconnu”, de Pierre-François Mouriaux et Philippe Varnoteaux, Ed2A, 2013.
– Sur le déroulé minutieux des missions Apollo, avec des photos (*) prises sur place :
“Ils ont marché sur la Lune, le récit inédit des explorations Apollo”, par Philippe Henarejos, chez Belin (2018)

136. Histoires de Tintin #11 : Le Crabe aux pinces d’or, avec Pierre Jacolino

L’invité : Pierre Jacolino, professeur de français au lycée, tintinophile, amateur de BD et de culture pop. Auteur du blog popanalyse.eklablog.com.

L’album : Le crabe aux pinces d’or (1940-1941)

La discussion :

  • Le travail d’analyse des cases et séquences de BD dans le blog (1’20)
  • Le charme des versions noir et blanc d’Hergé, dessinateur de planches (3’)
  • La parution troublée du Crabe aux pinces d’or (5’45)
  • Un album loin des réalités de la Seconde Guerre mondiale (7’20)
  • Le cadre géographique de l’album : le monde de la mer, l’Afrique du nord, et ses représentations littéraires ou filmées (11’30)
  • Bagghar, une transposition de Tanger ? (16’50)
  • Une ville coloniale, et une ville de faux-semblants (18’25)
  • Un album qui repose sur le thème du faux : fausse monnaie, fausses boîtes de crabe, faux bateau… (23’)
  • Tintin, un regard perçant (25’)
  • Un univers onirique très développé dans l’ouvrage (27’15)
  • Les scènes frappantes de rêves ou cauchemars impliquant Tintin et Haddock : désir sexuel ? (29’)
  • Désirs, alcool, désintoxication (30’30)
  • La rencontre décisive du capitaine Haddock (34’50)
  • Une nouvelle exploration, plus tournée vers l’intériorité (41’30), l’attention aux êtres et à leur fragilité
  • Apparition d’Haddock, relégation de Milou (43’45)
  • L’héroïsme de Tintin et ses différentes facettes (46’30) : l’habileté, la vitesse (50’25), la rectitude morale (52’30) et même une certaine complexité

Les références citées durant l’émission :

  • Notes de blog de Pierre Jacolino sur l’album
  • Jean-Marie Apostolidès, Les métamorphoses de Tintin, Seghers, 1984, 2e édition, Flammarion, 2006.
  • Benoit Peeters, Les bijoux ravis, Impressions Nouvelles, 2007
  • Pierre Fresnault-Deruelle, Hergé ou le secret de l’image, Essai sur l’univers graphique de Tintin, Moulinsart, 2000

 

 

132. Histoires de Tintin #8 : Hergé, la politique, la Seconde Guerre mondiale, avec Benoit Peeters

L’invité : Benoît Peeters, biographe d’Hergé

Le thème : Hergé et son attitude politique autour de la Seconde Guerre mondiale

La discussion :

  • Une question longtemps brûlante, et centrale, quand on s’intéresse à Hergé (1’15)
  • Les rapports entre Hergé et le leader du mouvement Rex, Léon Degrelle (3’15)
  • Raymond De Becker, personnage clef, « mentor » d’Hergé et « non-conformiste » des années 1930 glissant vers la droite (7’)
  • Un Hergé sans positions politiques affirmées, sinon le monarchisme et le neutralisme (12’20)
  • Hergé sous l’uniforme durant la « drôle de guerre » (15‘30)
  • Le choix d’Hergé rejoignant Le Soir sous l’occupation (18’20)
  • Le Soir « volé » et ses conditions de parution (19’50)
  • Une dimension antisémite explicite dans L’Etoile mystérieuse (23’50)
  • Hergé voulant vivre en retrait du monde, et construire par ses récits une temporalité alternative (29’15)
  • L’occasion manquée de quitter Le Soir en 1943, pour un auteur qui reste fondamentalement un homme de presse (34’40)
  • Les difficultés considérables – morales, psychologiques, judiciaires – d’Hergé à la Libération (38’35)
  • Les échos de ces difficultés dans les récits de Tintin (45’50)
  • Reste-t-il des choses à apprendre sur cette période ? (50’40)

120. Pillages nazis et déformations hollywoodiennes : Monuments men, avec Ophélie Jouan

L’invitée : Ophélie Jouan, historienne de l’art

Le film : Monuments Men (George Clooney, 2014)

La discussion :

  • Le scénario du film (1’30)
  • Un film franchement raté (3’40)
  • Le casting et les problèmes qu’il pose (5’40)
  • Un problème de ton, à la fois sérieux et humoristique (7’30)
  • L’art paradoxalement peu présent dans le film (9’00)
  • Un film appuyé sur une historiographie développée dans les dernières 25 années (10’40)
  • Une dimension pédagogique (malheureusement) revendiquée par le film (13’30)
  • Les réalités du pillage artistique mené par les nazis (15’40)
  • L’identité juive des victimes de spoliations, largement invisibilisée (19’40)
  • La mission des « monuments men » déformée (22’20)
  • L’oubli des efforts pour protéger le patrimoine avant leur arrivée (25’20)
  • Le personnage de Rose Valland, dont le rôle est caricaturé (28’)
  • L’accélération du film, qui met en scène une volonté nazie de détruire les œuvres d’art, de façon là encore déformée (33’)
  • L’idée (inexacte également) d’une concurrence avec les soviétiques sur ce point (35’50)
  • Une ellipse sur les opérations de restitution (38’)
  • Un parallèle à faire avec le film La femme au tableau de 2015 (40’)
  • Mais aussi avec Indiana Jones et les aventuriers de l’arche perdue (43’)
  • Conseils de lecture (46’)

Conseils de lecture et bibliographie :

  • NICHOLAS Lynn, Le pillage de l’Europe : les œuvres d’art volées par les Nazis, trad. Paul Chemla, Paris, Seuil, 1995.
  • VALLAND Rose, Le Front de l’art – Défense des collections françaises 1939-1945 (1961), Paris, éd. RMN, 2014. Réédité en 2014 et étoffé d’un appareil critique.
  • FARMER Walter I., The Safekeepers: A Memoir of the Arts at the End of World War II, Berlin/New York, Walter de Gruyter, 2000.
  • PLAUT James S., “Loot for the Master Race”, The Atlantic, 1946.
  • SMYTH Craig Hugh, Repatriation of Art from the Collecting Point in Munich after World War II, La Haye, Gerson Lectures, Schwartz/SDU, 1988.
  • SKILTON John D., Jr, Défense de l’art européen. Souvenirs d’un officier américain spécialiste des monuments, Paris, Editions internationales, 1948 ; rééd. En anglais : Memoirs of a Monument Officer: Protecting European Artworks, Portland, Inkwater Press, 2008.
  • LORENTZ Claude, La France et les restitutions allemandes au lendemain de la Seconde Guerre mondiale (1943-1954), Paris, ministère des affaires étrangères, coll. « Diplomatie et histoire », 1998.
  • KARLSGODT Elizabeth Campbell, “What’s wrong with this picture: casual disregard for history in George Clooney’s The Monuments Men (2014)”, Historical Journal of Film, Radio and Television, 14 décembre 2015.

Filmographie :

  • LOSEY Joseph, Monsieur Klein, 1976.
  • CURTIS Simon, La Femme au tableau, drame, BBC Films/The Weinstein Company, 2015.
  • FRANKENHEIMER John, Le Train, Les Films Ariane, Les Productions Artistes Associés, Dear Film Produzione, 1964.
  • SCHULER Hannes, Le musée d’Hitler : l’art pillé par les nazis, Les Films du Paradoxe, 2012.

 

 

115. Un film de guerre singulier : Dunkerque, avec Vincent Guigueno

L’invité : Vincent Guigueno, historien, conservateur du patrimoine, et figurant dans le film

Le film : Dunkerque (Christopher Nolan, 2017)

La discussion :

  • Une expérience de figurant dans Dunkerque (1’20)
  • Un film à réinscrire dans une série de films représentant la Seconde Guerre mondiale (5’)
  • Une œuvre qui ne se veut pas un film de guerre traditionnel, d’une construction originale et déroutante (7’30)
  • Le travail du spectateur pour reconstituer la trame du film, et l’expérience singulière du visionnage (12’30)
  • Un film non « symétrique » dont les Allemands sont absents (14’40)
  • Qu’est-ce qu’un film de guerre « traditionnel » ?  ne pas faire à Nolan le procès du film qu’il n’a pas voulu faire (17’30)
  • Le discours de Churchill mis en scène à la fin du film (22’30)
  • Les  sources d’inspiration de Nolan, en lien avec une mémoire familiale et britannique (24’)
  • Un film sans conseillers historiques, mais appuyé sur des témoignages (28’)
  • La place accordée aux Français dans le film, qui a beaucoup fait discuter (30’20)
  • Des anachronismes assumés par Nolan (35’)
  • Dans un film non réaliste, des effets de vérité (37’)
  • Des échos de la Première Guerre mondiale dans la Seconde (42’)
  • Un grand film sur la claustrophobie de la guerre (45’)
  • Conseils de lecture, et dimensions mémorielles locales (47’40)

Conseils de lecture :

 

 

109. Revoir ‘L’armée des ombres’, avec Guillaume Pollack

L’invité : Guillaume Pollack, professeur d’histoire-géographie, et spécialiste de la RésistanceLe film : L’armée des ombres (Jean-Pierre Melville, 1969)

La discussion :

  • Un film puissant sur la Résistance, et le vécu de ses acteurs (1’45)
  • L’expérience personnelle de Melville (6’)
  • Les figures réelles auxquelles renvoient les personnages du film (9’40)
  • Le contexte de 1942-1943 dans lequel se situe l’intrigue (11’10)
  • Les actes de résistance, le quotidien résistant, montrés dans le film (18’30)
  • L’importance des relations avec la population, qui permet de survivre, comme le montre la scène de Philippe Gerbier (Lino Ventura) chez le barbier (24’)
  • Le personnage de Mathilde (Simone Signoret) et ce qu’il montre des rôles féminins dans la Résistance (28’22)
  • La représentation de la violence, à l’encontre de trois figures : le traître, l’ennemi, la résistante qui risquerait d’être « retournée » (31’40)
  • L’appareil répressif français et allemand représenté dans le film (34’30)
  • Le choix de Melville consistant à « dépolitiser » la Résistance, et à faire disparaître presque entièrement les motivations des Résistants (37’30)
  • Quelle réception pour le film en 1969 ? (42’30)
  • Conseils de lecture (45’30)

Pour aller plus loin :

  • Marjolaine Boutet, « L’utilisation pédagogique de la série télévisée Un Village français », Historiens & Géographes, 2016, p. 185-188.
  • Sylvie Lindeperg, Les Ecrans de l’ombre : la Seconde Guerre mondiale dans le cinéma français (1944-1969), Paris, CNRS Éditions, 1997.
  • Christian Delage et Vincent Guigueno, L’historien et le film, Paris, Gallimard, « Folio Histoire », 2004.

97. Discours mobilisateurs, de Viviani et Churchill à Macron

Le thème : après l’allocution présidentielle annonçant la “guerre” contre la pandémie de Coronavirus, retour à l’aide d’archives audio sur différents discours historiques de mobilisation dans la Première et la Seconde Guerres mondiales. Lire également à ce propos le texte de Maxime Combes, “nous ne sommes pas en guerre, mais en pandémie”.

Les extraits audio:

  • Emmanuel Macron, 16 mars 2020
  • Georges Clemenceau, années 1920 (2’10)
  • René Viviani, 5 août 1914 (3′)
  • René Viviani, 26 août 1914
  • Paul Deschanel, 22 décembre 1914 (5′)
  • Raymond Poincaré, 14 juillet 1915 (7’45)
  • James Hamilton Lewis, 1918 (9’20)
  • Franklin Lane, 1918 (10’10)
  • James W. Gerard, 1918 (11’10)
  • George VI, 3 septembre 1939 (13’20)
  • Paul Reynaud, 28 mai 1940 (15′)
  • maréchal Pétain, 17 juin 1940 (16’40)
  • maréchal Pétain, 30 octobre 1940
  • Jacques Doriot, juillet 1941 (17’40)
  • Winston Churchill, 13 mai 1940 (18’40)
  • Winston Churchill, 4 juin 1940
  • Winston Churchill, 18 juin 1940
  • Winston Churchill, 20 octobre 1940
  • général De Gaulle, 22 juin 1940 (28’30)
  • général De Gaulle, 23 octobre 1941
  • Franklin D. Roosevelt, 8 décembre 1941 (35’30)
  • Eleanor Roosevelt, 8 décembre 1941 (38’05)
  • un électricien new-yorkais, 8 décembre 1941
  • Sol Shidlinger, 8 décembre 1941

Pour aller plus loin:

BNF, archives de la parole

Library of Congress, recherche “discours”

96. De Gaulle au cinéma, avec Chantal Morelle

L’invitée: Chantal Morelle, professeure d’histoire en Classes préparatoires, spécialiste du gaullisme

Le film: De Gaulle, de Gabriel Le Bomin (2020)