134. Histoires de Tintin #10: Tintin dans les Balkans, avec Jean-Arnaud Dérens

L’invité : Jean-Arnaud Dérens, rédacteur en chef du Courrier des Balkans

(c) Hergé / Moulinsart

Le thème : Tintin dans les Balkans, à travers Le Sceptre d’Ottokar (1938-1939)

La discussion :

  • L’histoire de la Syldavie, telle que la présente la brochure touristique que consulte Tintin (1’)
  • Les différentes hypothèses de localisation de la Syldavie (3’)
  • La bataille de Zileheroum contre les Turcs en 1127, sur le modèle de la bataille de Kosovo Polje ? (5’45)
  • Quel héritage religieux dans la Syldavie de Tintin ? (9’)
  • Quelle langue parle-t-on en Syldavie ? (10’20)
  • Un pays traditionnel, initialement à l’écart de la modernité, sauf pour la figure du roi évoquant Zog Ier d’Albanie (11’30)
  • Les vêtements syldaves (15’)
  • Quelle influence austro-hongroise en Syldavie ? (17’)
  • Palais moderne et forteresse médiévale (18’35)
  • Une diaspora syldave active en occident, en raison de l’histoire conflictuelle du pays (20’)
  • Une région qui frappe les imaginations par la violence qu’on lui attribue (23’) et son manque de développement dans une vision « balkaniste » (30’)
  • le légitimisme monarchique d’Hergé, sensible dans l’album (33′)
  • La rivalité syldavo-bordure, et son arrière-plan historique (Anschluss…) (34’15)
  • Le scénario très précis du coup d’état évité (37′) et la crainte d’un ennemi intérieur (39’50)
  • La Syldavie a-t-elle rejoint l’Union européenne en 2004? (42′)

Les références citées durant l’émission :

  • Jean-Arnaud Dérens, Là où se mêlent les eaux. Des Balkans au Caucase dans l’Europe des confins, avec Laurent Geslin, Paris, La Découverte, 2018.
  • Maria Todorova, Imagining the Balkans, Oxford, OUP, 1997.
  • Edward Saïd, Orientalism, New York, Pantheon, 1978.
  • Albert Londres, Les comitadjis ou le terrorisme dans les Balkans, Paris, Albin Michel, 1932.
  • Anthony Hope, Le prisonnier de Zenda, 1894.
  • Aurélien Bellanger, Le continent de la douceur, Paris, Gallimard, 2019.

132. Histoires de Tintin #8 : Hergé, la politique, la Seconde Guerre mondiale, avec Benoit Peeters

L’invité : Benoît Peeters, biographe d’Hergé

Le thème : Hergé et son attitude politique autour de la Seconde Guerre mondiale

La discussion :

  • Une question longtemps brûlante, et centrale, quand on s’intéresse à Hergé (1’15)
  • Les rapports entre Hergé et le leader du mouvement Rex, Léon Degrelle (3’15)
  • Raymond De Becker, personnage clef, « mentor » d’Hergé et « non-conformiste » des années 1930 glissant vers la droite (7’)
  • Un Hergé sans positions politiques affirmées, sinon le monarchisme et le neutralisme (12’20)
  • Hergé sous l’uniforme durant la « drôle de guerre » (15‘30)
  • Le choix d’Hergé rejoignant Le Soir sous l’occupation (18’20)
  • Le Soir « volé » et ses conditions de parution (19’50)
  • Une dimension antisémite explicite dans L’Etoile mystérieuse (23’50)
  • Hergé voulant vivre en retrait du monde, et construire par ses récits une temporalité alternative (29’15)
  • L’occasion manquée de quitter Le Soir en 1943, pour un auteur qui reste fondamentalement un homme de presse (34’40)
  • Les difficultés considérables – morales, psychologiques, judiciaires – d’Hergé à la Libération (38’35)
  • Les échos de ces difficultés dans les récits de Tintin (45’50)
  • Reste-t-il des choses à apprendre sur cette période ? (50’40)

131. L’invention des plages californiennes, avec Elsa Devienne

L’invitée : Elsa Devienne, maîtresse de conférences à l’Université de Northumbria

Le livre : La ruée vers le sable, Une histoire environnementale des plages de Los Angeles au XXe siècle, Éditions de la Sorbonne, 2020.

La discussion :

  • La question des plages, devenue visible durant le confinement (1’15)
  • L’origine de cette recherche : la ségrégation des lieux de loisir ; puis la découverte des espaces spécifiques des plages de Californie du sud (5’)
  • Quelles archives pour l’histoire des plages ? (9’15) complétées par des sources privées comme l’album photo  de Verna Williams (13’15)
  • Une ville qui tourne initialement le dos à la mer, avant de construire un rapport intense au littoral et aux plages (14’35)
  • L’invention d’une culture de plage californienne, dès les années 1930, synthétisant différentes influences (19’10)
  • Le besoin de mise en ordre de la plage, du point de vue social et racial (22’50), et les petits espaces de liberté des Africains-Américains (Inkwell, Bruce’s beach) (26’)
  • Un « lobby des plages » qui cherche à remédier à la « crise » des plages dans les années 1930 (27’30)
  • Une transformation des plages de Los Angeles plutôt réussie, et qui vient nuancer la vision noire léguée par le livre de Mike Davis, City of Quartz (34’)
  • La  plage californienne, modèle pour l’Amérique des années 1950… (37’30)
  • …au prix de la suppression d’Ocean Park, et ses sous-cultures, noire, gay, ouvrière et du body-building (39’20)
  • Une volonté de re-privatiser les plages dans les années 1970, en lien avec l’émergence de  la nouvelle droite américaine (46’)
  • Conseils de lecture et de visionnage (49’)

Les conseils de lecture, de films, et les références citées durant l’émission :

  • Alain Corbin, Le territoire du vide: l’Occident et le désir du rivage, 1750-1840, Paris, Aubier, 1988.
  • Mike Davis, City of Quartz, 1990
  • Rayner Banham, Los Angeles, l’architecture des quatre écologies, 1971
  • John Fante, La route de Los Angeles, 1985
  • The Dude face à la police de Malibu
  • Gidget (1959), l’un des premiers « films de plage »
  • Le match de foot américain sur la plage dans Point Break
  • The Long Goodbye de Robert Altman
  • Premier épisode de la série Terriers

130. Histoires de Tintin #7 : Tintin au Congo, avec Sophie Dulucq

L’invitée : Sophie Dulucq, directrice de l’IFAS-recherche (Institut Français d’Afrique du Sud – Johannesburg)

L’album : Tintin au Congo (1930-1931)

La discussion :

  • Quel regard pour une historienne de l’Afrique sur cet album ? (1’)
  • L’histoire éditoriale de Tintin au Congo (3’)
  • Les spécificités de la colonisation belge au Congo, issue de la volonté personnelle de Léopold II, roi de Belgique (7’30)
  • Les héritages de cette colonisation particulière, et l’idée d’une colonisation « éthique » après les exactions de la période antérieure (10’30)
  • Les sources d’Hergé, qui s’est très peu documenté, et s’est notamment basé sur les collections du musée de Tervuren (12’45) alors qu’il aurait été possible de s’informer plus précisément (15’)
  • La chasse, élément clef de l’album, et des pratiques coloniales (16’)
  • La représentation binaire et simplifiée de l’Afrique coloniale (21’) et des populations africaines (22’) avec un stigmate tout particulier sur les « évolués » (24’)
  • Le langage attribué aux colonisés, avec une « aggravation » de la version de 1946 à cet égard (27’30)
  • La représentation des Africains, divisés en tribus, dont les pygmées (29’)
  • Les « hommes léopards », objets d’une thèse récente, figure bien plus complexe qu’il n’y paraît (32’)
  • La crainte du « mauvais blanc » et du complot américain, propre au Congo belge (39’)
  • Les spécificités du colonialisme belge, du point de vue éducatif notamment (40’50)
  • Tintin, figure coloniale, qui maîtrise la technique, notamment le cinéma ()
  • La réception de Tintin au Congo en Afrique (47’)
  • Que penser des polémiques récentes sur l’album ? (49’30)

Les références citées durant l’émission :

  • Géraldine André et Marc Poncelet, « Héritage colonial et appropriation du « pouvoir d’éduquer » », Cahiers de la recherche sur l’éducation et les savoirs, 12 | 2013
  • Lancelot Arzel, Des “conquistadors” en Afrique centrale : espaces naturels, chasses et guerres coloniales dans l’Etat indépendant du Congo (années 1880-1900), Thèse, Sciences Po, 2018
  • Donald Crummey (ed.), Banditry, Rebellion, and Social Protest in Africa, Portsmouth, N.H., Heinemann Educational Books, 1986.
  • Eudes Girard, « Une relecture de Tintin au Congo », Études, 2012/7 (Tome 417), p. 75-86.
  • Eric Hobsbawm, Les bandits, Paris, la découverte, 2018 [1969].
  • Isidore Ndaywel è Nziem, Histoire générale du Congo, de l’héritage ancien à la la République démocratique, Louvain-la-neuve, Duculot, 1998.
  • Jean et Arnaud Pirotte, « Le monde en cases. Les continents lointains dans la BD wallonne de la grande époque (1930-1970) », Outre-Mers, Revue d’histoire,T.104, n°392-393, 2016.
  • Violette Pouillard, « Conservation et captures animales au Congo belge (1908-1960). Vers une histoire de la matérialité des politiques de gestion de la faune », Revue historique, 2016/3 (n° 679), p. 577-604
  • David van Reybrouck, Congo, une histoire, Arles, Actes Sud, 2010.
  • Vicky Van Bockhaven, “Anioto : Leopard-men Killings and Institutional Dynamism in Northeast Congo, C. 1890–1940.”, Journal of African History, 59.1 (2018): 21–44 ; The leopard men of the Eastern Congo (ca. 1890-1940) : history and colonial representation, Thèse, University of East Anglia. School of Art History and World Art Studies, Norwich, UK, 2013.
  • Patricia Van Schuylenbergh, Faune sauvage et colonisation. Une histoire de destruction et de protection de la nature congolaise (1885-1960), Bruxelles, Peter Lang, 2019.
  • Martine van Woerkens, Le voyageur étranglé. L’Inde des Thugs, le colonialisme et l’imaginaire, Albin Michel, Paris, 1995.

128. Histoires de Tintin #5 : Hergé, Tintin et le catholicisme, avec Philippe Delisle

L’invité : Philippe Delisle, professeur à l’université Lyon-III

Le thème : Hergé, Tintin, et le catholicisme

La discussion :

  • Les origines d’un travail sur la BD, et la collection « esprit BD » chez Karthala (1’)
  • Le parcours religieux et spirituel d’Hergé, difficile à bien connaître (4’20)
  • Une figure clef : l’abbé Wallez, directeur du Vingtième siècle (8’50)
  • Un Hergé qui s’éloigne du catholicisme strict dans les années 1950-1960, avec la crise de son mariage (10’50)
  • La prégnance du catholicisme dans l’espace public belge dans la première moitié du XXe siècle (12’15)
  • Des réseaux de diffusion catholiques en France également, avec le magazine Cœurs vaillants et les moyens paradoxalement modernes alors utilisés (16’40)
  • Tintin, héros croyant, dans les premières versions de ses aventures (19’)
  • Une représentation chrétienne de la mort, pour les bandits de L’Oreille cassée (23’15) ou Wolff dans On a marché sur la Lune (26’30)
  • Les adversaires de Tintin, qui reflètent ceux du catholicisme de son milieu : bolcheviks, puissances d’argent… (29’45)
  • Le passage d’un Tintin chrétien à un Tintin de culture chrétienne (34’50)
  • Haddock voulant transformer de l’eau en vin : référence chrétienne dans les Sept boules de cristal, non soulignée comme telle (38’)
  • L’album Tintin au Tibet, et son imprégnation spirituelle, témoignant aussi de l’idéal scout (41’)
  • Une déconfessionalisation plus large de la bande dessinée d’après-guerre (44’)
  • Les albums qui intéressent le plus : Tintin au Congo ; Le Lotus bleu (48’15)

Bibliographie

Ouvrages de Philippe Delisle:

  • BD franco-belge et imaginaire colonial, Karthala, 2008
  • Spirou, Tintin et Cie, une littérature catholique?, Karthala, 2010
  • Le missionnaire, héros de la BD belge, Karthala, 2011
  • La BD franco-belge, une littérature antiesclavagiste, Karthala, 2013
  • Petite histoire politique de la BD belge de langue française, Karthala, 2016
  • La BD au crible de l’Histoire. Hergé, Maurras, les jésuites et quelques autres, Karthala, 2019

Luc Révillon, “Cœur Pur et le démon de midi” In : De Socrate à Tintin : Anges gardiens et démons familiers de l’Antiquité à nos jours [en ligne]. Rennes : Presses universitaires de Rennes, 2011.

125. Histoires de Tintin #2 – Publier Tintin, avec Florian Moine

L’invité : Florian Moine, doctorant à Paris-I

 Gérard Casterman supervisant les épreuves de couverture de Coke en Stock, 1958 (c) C. Fromenti

Le thème : l’histoire éditoriale de Tintin

La discussion

  • Pourquoi travailler sur Tintin et sa publication ?  (1’)
  • Un rapport de lecture qui a évolué entre l’enfance et le travail de recherche (2’25)
  • Un travail qui s’inscrit dans le cadre d’une historiographie renouvelée des productions culturelles et de l’édition (3’40)
  • L’histoire éditoriale de Tintin et ses évolutions (5’15)
  • Les archives Casterman, complément aux entretiens donnés par Hergé (7’30)
  • Comment Hergé est-il publié chez Casterman, éditeur catholique initialement influent dans les milieux scolaires ? (10’40)
  • Une stratégie de pénétration du marché français (13’45)
  • L’inscription de Tintin dans le paysage concurrentiel de l’album pour enfants (15’50)
  • La Seconde Guerre mondiale, tournant fondamental avec le passage en couleur de Tintin (17’35)
  • Une mise en couleur qui participe de la standardisation des albums (23’)
  • La façon dont Casterman échafaude des projets pour « l’après-guerre » durant la guerre (25’)
  • Hergé, auteur méticuleux, coloriste précis (26’50)
  • La dimension collective du travail et la naissance du « Studio Hergé » (29’)
  • Les « rendements décroissants » et l’espacement croissant des albums de Tintin dans les années 1950-1960 (32’15)
  • Les contraintes nouvelles de l’après-guerre pour Casterman : loi de 1949, tarifs douaniers… (35’)
  • Le « toilettage » de certains albums dans les années 1950-1960, à l’initiative souvent de l’éditeur (38’10)
  • Une « patrimonialisation » de Tintin réussie par l’éditeur dans les années 1960-1970 (42’)
  • L’album le plus intéressant pour l’histoire éditoriale, L’étoile mystérieuse (48’)

Retrouvez ici des éléments de bibliographie.

124. Histoires de Tintin #1 – la BD, objet historiographique, avec Sylvain Lesage

L’invité : Sylvain Lesage, maître de conférences à l’Université de Lille

Le thème : comment la bande dessinée est devenue un objet historiographique

Affiche de l’exposition Hergé en 1977 lors du Festival d’Angoulême

La discussion :

  • Aux sources d’un regard historiographique sur la BD : la bédéphilie dans les années 1960 1’20)
  • Un mouvement à la fois italien, français et belge, et très masculin (6’40)
  • L’émergence d’une BD plus adulte et autoréférentielle dans les années 1970 (9’)
  • Comment la BD franco-belge intéresse également les bédéphiles (12’20)
  • Les formes d’institutionnalisation de la BD avec l’expression « neuvième art », le festival d’Angoulême… (18’15)
  • La réification de l’auteur, que le phénomène Hergé pousse à son comble (24′)
  • La chronologie de la prise en compte de la BD aux États-Unis, plus précoce (27′)
  • La façon dont la BD est entrée à l’université, d’abord via la sémiotique ou la sociologie, puis pour l’histoire avec Pascal Ory (36′)
  • Le paysage historiographique au milieu des années 2000 (45′)
  • La place singulière de Tintin dans ce paysage, et les limites que la surfocalisation sur cette œuvre implique (51′)

Les références citées dans le podcast

  • L. Boltanski, « La constitution du champ de la bande dessinée », Actes de la Recherche en Sciences Sociales, 1975, 1, p. 37-59
  • Francis Lacassin, Pour un neuvième art : la bande dessinée, Union Générale d’Éditions, 10/18, 1971
  • P. Ory, « Mickey go home !  La désaméricanisation de la bande dessinée (1945-1950) », Vingtième Siècle. Revue d’histoire, 1984, p. 77‑88
  • T. Crépin, Haro sur le gangster ! : la moralisation de la presse enfantine, 1934-1954, Paris, CNRS, 2001

Bibliographie complémentaire

  • O. Mitterrand, L’histoire par la bande : bande dessinée, histoire et pédagogie, Paris, Syros, 1993.
  • P. Ory, Le petit nazi illustré : une pédagogie hitlérienne en culture française: « le Téméraire » (1943-1944), Paris, Nautilus, 2002 (Albatros, 1979).
  • J. Gallego (dir.), La bande dessinée historique: premier cycle: l’Antiquité, Pau, Presses de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, 2015.
  • T. Martine, Le Moyen Âge en bande dessinée, Paris, Karthala, 2016.
  • P. Delisle, Bande dessinée franco-belge et imaginaire colonial : des années 1930 aux années 1980, Paris, Karthala, 2008.
  • M. Porret (dir.), Objectif bulles : bande dessinée & histoire, Genève, Georg, 2009.
  • A. Genoudet, Dessiner l’histoire: pour une histoire visuelle, Paris, Éditions le Manuscrit, 2015.
  • Sylvain Lesage, Publier la bande dessinée. Les éditeurs franco-belges et l’album, 1950-1990 (Presses de l’ENSSIB, 2017)

122. Bande-annonce: histoires de Tintin

Une série d’émissions sur Tintin, le personnage créé par Hergé en 1929, qui permet de réfléchir à l’histoire du XXe siècle et de la bande dessinée, est prévue à partir du 25 mai 2020.

Retrouvez ici les éléments de bibliographie mentionnés durant l’émission, et n’hésitez pas à laisser commentaires ou suggestions.

ELEMENTS DE BIBLIOGRAPHIE

Approches historiennes de la BD
  • O. Mitterrand, L’histoire par la bande : bande dessinée, histoire et pédagogie, Paris, Syros, 1993.
  • P. Ory, Le petit nazi illustré : une pédagogie hitlérienne en culture française: « le Téméraire » (1943-1944), Paris, Nautilus, 2002 (Albatros, 1979).
  •  T. Crépin, Haro sur le gangster ! : la moralisation de la presse enfantine, 1934-1954, Paris, CNRS, 2001
  • P. Ory, « Mickey go home !  La désaméricanisation de la bande dessinée (1945-1950) », Vingtième Siècle. Revue d’histoire, 1984, p. 77‑88
  • J. Gallego (dir.), La bande dessinée historique: premier cycle: l’Antiquité, Pau, Presses de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, 2015.
  • T. Martine, Le Moyen Âge en bande dessinée, Paris, Karthala, 2016.
  • P. Delisle, Bande dessinée franco-belge et imaginaire colonial : des années 1930 aux années 1980, Paris, Karthala, 2008.
  • M. Porret (dir.), Objectif bulles : bande dessinée & histoire, Genève, Georg, 2009.
  • A. Genoudet, Dessiner l’histoire: pour une histoire visuelle, Paris, Éditions le Manuscrit, 2015.
La BD et l’histoire culturelle
  • Sylvain Lesage, Publier la bande dessinée. Les éditeurs franco-belges et l’album, 1950-1990 (Presses de l’ENSSIB, 2017)
Hergé: biographies, entretiens
  • Numa Sadoul, Entretiens avec Hergé : Édition définitive, Tournai, Casterman, coll. « Bibliothèque de Moulinsart », 1989
  • Benoît Peeters, Le Monde d’Hergé, Tournai, Casterman, décembre 1984
  • Pierre Assouline, Hergé, Paris, Gallimard, 1998.
Tintin et tintinophilie (brève sélection)
  • Jean-Marie Apostolidès, Les Métamorphoses de Tintin, Seghers, 1984, 2e édition, Flammarion, 2006.
  • Pierre Fresnault-Deruelle, Les rêves de Tintin. Entre métaphores et métamorphoses, Chêne-Bourg (Suisse), Editeur Georg, 2017.
  • Frédéric Soumois, Dossier Tintin. Sources, Versions, Thèmes, Structures, édition Jacques Antoine, Bruxelles, 1987,
  • Olivier Roche et Dominique Cerbelaud, Tintin. Bibliographie d’un mythe, sans lieu,  Impressions nouvelles, 2014.

112. Quarante ans d’histoire italienne: Nos meilleures années, avec Elisa Vial

L’invitée : Elisa Vial, étudiante en histoire

Le film : La meglio gioventu (Nos meilleures années) de Marco Tullio Giordana (2003)

La discussion :

  • Une fresque historique émouvante racontant cinquante ans d’histoire italienne (2’)
  • Le parcours du personnage principal, le psychiatre Nicola Carati, qui incarne un tournant dans la prise en charge de la maladie mentale, en lien avec Michel Foucault et Franco Basaglia (7’)
  • La représentation des hôpitaux psychiatriques comme lieux d’incarcération, et à l’inverse la volonté des réformateurs de traiter les patients comme des personnes (11’)
  • Les tensions sociales à Turin au début des années 1970 (13’30)
  • La façon dont le film illustre les clivages nord-sud en Italie (16’)
  • La représentation des Brigades rouges (18’)
  • La violence de la mafia et la corruption politique (21’)
  • La famille comme cadre social in fine valorisé sans être idéalisé (28’)

84. La christianisation du monde viking, avec Stéphane Coviaux

L’invité : Stéphane Coviaux, professeur en classes préparatoires littéraires

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Le livre : La fin du monde viking, Paris, Passés composés, 2019.

Un objet mentionné dans le podcast (31′): moule de stéatite trouvé au Danemark, servant à forger des croix et des marteaux de Thor

Hammer

La discussion :

  • La naissance de cette recherche et l’intérêt pour le monde scandinave (1’10)
  • Les langues qu’il faut parler pour mener de telles recherches (2’00)
  • Le fait de travailler sur un objet aussi présent dans la culture populaire (3’45)
  • Le mot « viking » et ses ambiguïtés (4’50)
  • Le cadre spatial large du livre, et son choix (5’55)
  • L’articulation entre sources écrites, généralement postérieures, et sources archéologiques, au cœur de ce champ de recherches (7’20)
  • Les problèmes d’interprétation des données archéologiques (9’40)
  • Un document exceptionnel : la grande pierre de Jelling (10’10)
  • À inscrire dans un type de documents, les pierres runiques (12’40)
  • Des missionnaires au second plan par rapport aux rois dans le processus de christianisation, éminemment politique (14’30)
  • Une conversion sous la menace, avec Olaf Tryggvasson ? (17’15)
  • Quelle grammaire rituelle pour les processus de conversion et les baptêmes ? (18’20)
  • Quelle raison profonde à ces choix de conversion pour les rois nordiques, avec quels éléments préalables de contacts avec des chrétiens ? (20’35)
  • La variété des acteurs concernés : marchands, esclaves…. (22’45)
  • Quelle place pour les reliques dans la christianisation du nord ? (24’05)
  • Le rôle de la papauté dans ce processus, qui interagit en partie avec la Réforme grégorienne (25’15)
  • La place du christianisme oriental, et les influences byzantines, dans le monde nordique (27’00)
  • Les hésitations religieuses et les refus de la nouvelle religion (28’00)
  • Les réemplois et continuités entre dieux scandinaves et christianisme (31’30)
  • Les femmes, gagnantes ou perdantes de la christianisation ? (32’40)
  • Ce que la christianisation a pu changer au quotidien pour les populations nordiques (alimentation, onomastique…) (34’20)
  • Quelles traces visibles aujourd’hui de cette période ? (36’30)

Les références citées dans le podcast et les conseils de lecture :

  • Pierre Bauduin, Le Monde franc et les Vikings (VIIIe-Xe siècle), Paris, Albin Michel, 2009
  • Pierre Bauduin, Histoire des Vikings. Des invasions à la diaspora, Paris, Tallandier, 2019
  • Halldor Laxness, La saga des fiers-à-bras
  • Knut Hamsun, Pan