158. Royalistes de tous les pays, unissez-vous ! le carlisme au XIXe siècle avec Alexandre Dupont

L’invité : Alexandre Dupont, maître de conférences à l’université de Strasbourg

Le livre : Une internationale blanche. Histoire d’une mobilisation royaliste entre France et Espagne dans les années 1870, Paris, éditions de la Sorbonne, 2020.

La discussion :

  • Comment devient-on historien du légitimisme et du royalisme ? (1’)
  • Le paradoxe d’une étude sur des « vaincus » de l’histoire (2’) qui mobilise le concept d’« économie morale » (3’15)
  • Qu’est-ce que le « carlisme » espagnol, avec sa vision du monde contre-révolutionnaire au XIXe siècle ? (5’15)
  • L’Espagne est-elle à contretemps des évolutions politiques européennes à l’époque ? (8’)
  • Le contexte des années 1870 et l’arrière-plan de tentatives monarchistes en France (10’)
  • Le concept d’« internationale blanche » et son insertion dans les logiques transnationales du XIXe siècle (11’45)
  • L’importance fondamentale du catholicisme dans cet internationalisme monarchiste (13’40)
  • Une mobilisation appuyée sur des réseaux d’exilés (16’45)
  • Comment on franchit la frontière pyrénéenne au XIXe siècle, notamment pour la contrebande d’armes, observatoire de l’illégalité (18’15)
  • Les éclairages apportés par le travail sur la question des politisations populaires au XIXe siècle (21’30)
  • L’engagement de familles de la noblesse dans le carlisme (24’20), lié notamment à l’expérience des zouaves pontificaux dans les années 1860 (25’40)
  • La difficile quantification de groupes qui entendent peser sur l’opinion publique (27’15)
  • Quels regards, quelles éventuelles complicités, des autorités françaises vis-à-vis du carlisme ? (29’30)
  • Une mobilisation carliste qui a plus d’argent que l’internationale ouvrière ! (31’)
  • Les engagements armés en Espagne et la déception qu’ils suscitent parfois (33’30)
  • La mémoire de 1808 et les ambiguïtés des relations franco-espagnole au XIXe siècle (35’20)
  • Comment expliquer l’échec de ce mouvement monarchiste ? (37’)
  • Dans quelle mesure le franquisme, en 1936, s’appuie-t-il sur ces traditions politiques ? (38’40)
  • Conseils de lecture (40’)

 

Les références citées dans l’émission :

  • Sylvie Aprile, Le siècle des exilés. Bannis et proscrits, de 1789 à la Commune, Paris, CNRS Éditions, 2010
  • Maurice Agulhon, La République au village, Paris, Seuil, 1979.
  • Luc Boltanski, La souffrance à distance. Morale humanitaire, médias et politique, Paris, Gallimard, « Folio », 2e éd., 2007.
  • Jordi Canal, « Guerres civiles en Europe au XIXe siècle, guerre civile européenne et Internationale blanche » dans Zúñiga Jean-Paul (dir.), Pratiques du transnational. Terrains, preuves, limites, Paris, Centre de Recherches Historiques, 2011, p. 57-77.
  • Nicolas Delalande, La Lutte et l’entraide. L’Âge des solidarités ouvrières, Paris, Seuil, « L’univers historique », 2019.
  • Delphine Diaz, Un asile pour tous les peuples ? Exilés et réfugiés étrangers dans la France du premier XIXe siècle, Paris, Armand Colin, 2014.
  • Arthur Hérisson, « Une mobilisation internationale de masse à l’époque du Risorgimento : l’aide financière des catholiques français à la papauté (1860-1870) », Revue d’Histoire du XIXe siècle, 52, 2016/1, p. 175-192.
  • Hervé Mazurel, Vertiges de la guerre. Byron, les philhellènes et le mirage grec, Paris, Les Belles lettres, 2013
  • Jeanne Moisand, « Que faire d’exilés indésirables ? Les cantonalistes espagnols en Algérie française (1874) », Diasporas, 33 | 2019, 159-172.
  • Florencia Peyrou, « The role of Spain and the Spanish in the creation of Europe’s transnational democratic political culture, 1840–70 », Social History, 40/4, 2015, p. 497-517.
  • Simon Sarlin , Le Légitimisme en armes. Histoire d’une mobilisation internationale contre l’Unité italienne, Rome, École française de Rome, coll. B.E.F.A.R., 2013.
  • Edward P. Thompson, « The Moral Economy of the English Crowd in the Eighteenth Century  », Past and Present, n°50, 1971
  • Eugen Weber, La fin des terroirs. La modernisation de la France rurale (1870-1914), Paris, Fayard, 1983.

Les conseils de lecture :

156. Portrait de l’historien en traducteur, avec Jacques Dalarun

L’invité: Jacques Dalarun, directeur de recherches au CNRS

Jacques Dalarun | École nationale des chartes

Jacques Dalarun (photo (c) Ecole des Chartes)

Le thème: l’activité de traduction en histoire (écouter le premier volet de l’entretien avec Jacques Dalarun, sur le livre de William Chester Jordan)

La discussion:

  • Le manque de traductions, et l’enfermement dans des écoles historiques nationales qui en résulte (1’)
  • Le manque de reconnaissance, pour la carrière, du travail sur les sources et des traductions, à l’inverse (3’45)
  • Une expérience de traducteur qui vient du travail depuis le latin, sur les sources franciscaines (5’)
  • Qu’est-ce qu’un bon traducteur ? (7’)
  • Des traductions – collaborations avec les collègues ayant écrit les ouvrages (8’30) et les liens forts qui se créent à l’occasion (11’30)
  • La technicité de l’opération de traduction, s’agissant des citations de sources dans les livres d’histoire (13’)
  • La méthode de travail et de lecture, « à blanc » (15’) et l’écueil de l’ennui pour un travail chronophage (16’)
  • Les langues et surtout les auteurs plus difficiles à traduire que d’autres (19’45)
  • Le caractère littéraire de la traduction (22’)
  • La traduction comme nécessité et vertu pour les historiens (25’)

Ouvrages traduits par Jacques Dalarun et cités durant l’émission:

  • François d’Assise au miroir de la liturgie, textes édités et présentés par Marco Bartoli, Jacques Dalarun, Timothy J. Johnson, Paris, Les Éditions franciscaines, 2015.

  • Saul Friedländer, Où mène le souvenir : ma vie, Paris, Éditions du Seuil, 2016.

  • Roberto Bizzocchi, Les sigisbées : comment l’Italie inventa le mariage à trois, XVIIIe siècle, Pris, Alma, 2016.

  • Peter Heather, Rome et les barbares : histoire nouvelle de la chute d’un empire, Paris, Alma, 2016.

  • Sanjay Subrahmanyam,  Leçons indiennes. Itinéraires d’un historien : Delhi-Lisbonne-Paris-Los Angeles, Paris, Alma, 2015.
  • Francesco Berti, Voyage avec l’ami. Mort et vie de Giuliano Benassi, Paris, Gallimard, 2013.
  • Robert Lerner, Ernst Kantorowicz, une vie d’historien, Paris, Gallimard, 2019.

 

154. Relire Christopher Browning sur la Shoah, avec Nicolas Mariot

L’invité : Nicolas Mariot, directeur de recherche au CNRS

Le livre : Christopher R. Browning, Ordinary Men: Reserve Police Battalion 101 and the Final Solution in Poland, New York, Harper Collins, 1992, trad. fr. par Elie Barnavi : Des hommes ordinaires, le 101e bataillon de la police allemande et la Solution finale en Pologne, Paris, Les belles lettres, 1994.

La discussion :

  • Pourquoi il s’agit d’un livre important dans l’historiographie des guerres, des violences extrêmes et de la Shoah (1’30)
  • L’ouverture, à la suite de l’ouvrage, d’un champ d’études : la Täterforschung, recherche sur les bourreaux (3’10)
  • Le parcours pas tout à fait linéaire de Christopher Browning (4’)
  • Un champ historiographique initialement très peu structuré (6’)
  • Des travaux qui s’inscrivent dans les débats naissants entre « intentionnalistes » et « fonctionnalistes » (8’20)
  • Le rôle de Christopher Browning comme expert dans des procès (10’50)
  • Le livre, monographie sur un bataillon de police (12’)
  • Un travail quasi expérimental, proche de la microstoria (14’)
  • Le déplacement géographique et interprétatif majeur dont le livre est un signe, vers l’est de l’Europe, et vers ce qu’on appellera (parfois abusivement) la « Shoah par balles » (16’20)
  • Les choix d’écriture marquants du livre (20’45), et sa structure argumentative qui alterne entre « comment » et « pourquoi » (22’40)
  • Les descriptions denses de Christopher Browning (26’), montrant les processus de violence et leur perfectionnement
  • Les refus de participer aux tueries, et leur interprétation (30’50)
  • Les sources, et les problèmes qu’elles posent (33’15)
  • L’impunité presque totale des criminels dans les années 1960-1970 (35’)
  • Les divergences méthodologiques entre Browning et Goldhagen (36’), et les prolongements de l’enquête
  • Tout le monde peut-il devenir un tueur ? (40’30)
  • Les transpositions possibles de ces questionnements sur d’autres terrains, comme celui du génocide des Tutsi au Rwanda (45’)

 

Les références citées durant l’émission (par ordre alphabétique) :

  • Christopher R. Browning, The Final Solution and the German Foreign Office : a study of Referat D III of Abteilung Deutschland, 1940–43, New York, Holmes & Meier, 1978.
  • Christopher R. Browning, The origins of the Final Solution : the evolution of Nazi Jewish policy, September 1939-March 1942, Jerusalem/Lincoln, Yad Vashem/University of Nebraska Press, 2004
  • Christopher R. Browning, « Postface » rédigée en 1998 sous le titre « Ordinary Men or Ordinary Germans? » et publiée en français dans la réédition de Des hommes ordinaires. Le 101e bataillon de réserve de la police allemande et la solution finale en Pologne, Paris, Les Belles Lettres, 2002.
  • Christopher R. Browning, « Bourreaux allemands. Comportements et mobiles à la lumière de nouveaux documents », chapitre VI de Politique nazie, travailleurs juifs, bourreaux allemands, Paris, Le Belles Lettres, 2002 [2000].
  • Christopher R. Browning, « The Personal Contexts of a Holocaust Historian: War, Politics, Trials and Professional Rivalry », in Holocaust Scholarship. Personal Trajectories and Professional Interpretations, Basingstoke, Palgrave Macmillan, 2015, p. 48-66.
  • Lucy Dawidowicz, The War against the Jews, 1933-1945, New York, Holt, Rinehart and Winston, 1975.
  • François Furet (éd.), L‘Allemagne nazie et le génocide juif, Paris, Gallimard, 1985.
  • Daniel Jonah Goldhagen, Hitler’s willing executioners. Ordinary Germans and the Holocaust, New York, Alfred A. Knopf, 1996.
  • Jan Gross, Les Voisins : 10 juillet 1941, un massacre de Juifs en Pologne, Paris, Fayard, 2002.
  • Raul Hilberg, The Destruction of the European Jews, Chicago, Quadrangle Books, 1961.
  • Christian Ingrao, Jean Solchany, « La “Shoah par balles”. Impressions historiennes sur l’enquête du père Desbois et sa médiatisation », Vingtième siècle. Revue d’histoire, n°102, 2009/2, p. 3-18.
  • Nicolas Mariot, « Faut-il être motivé pour tuer ? Sur quelques explications aux violences de guerre », Genèses, 2003/4 (n°53), p. 154-177.
  • Nicolas Mariot et Claire Zalc, Face à la persécution. 991 Juifs dans la guerre, Paris, Odile Jacob, 2010
  • Jean Solchany, « De la régression analytique à la célébration médiatique: le phénomène Goldhagen », Revue d’histoire moderne et contemporaine, 44/3, 1997, p. 514-529

149. La géographie scolaire et ses enjeux, avec Caroline Leininger-Frezal

L’invitée : Caroline Leininger-Frezal, maîtresse de conférences à l’Université de Paris, membre du LDAR

Johannes Vermeer, Le géographe, 1669

Le thème : la géographie scolaire, enjeux, programmes, méthodes

La discussion :

  • Les origines du travail sur la didactique de la géographie (1’)
  • Le paradoxe d’une discipline enseignée avant tout par des historiennes et des historiens (4’)
  • Des ressources (web, livres) permettant aux collègues de se former dans la matière (5’15)
  • Quelles difficultés liées à cette formation parfois lacunaire ? (6’)
  • Penser l’espace, un enjeu à l’heure des outils numériques ordinaires (GPS etc.) ? (8’)
  • Des programmes d’une ambition conceptuelle souvent élevée (9’30)
  • La dimension politique des programmes de géographie, généralement sous-estimée (13’)
  • Quelles possibilités de transmettre autre chose qu’une géographie de la compétition et de la puissance ? (16’)
  • L’étude de cas, pilier de la géographie scolaire, et les problèmes que cela pose (17’40)
  • Comment « bien » enseigner les études de cas ? (22’)
  • Le croquis : ses bienfaits éventuels, ses limites fréquentes (24’)
  • La nomenclature des pays dans la géographie scolaire : développement, PED… et son origine (29’)
  • L’IDH (32’) et la division « nord-sud » qui complètent cette vision (33’)
  • L’origine des « pays émergents » et « BRICS » (35’30)
  • En finir avec « tigres », « dragons », etc. (39’)
  • Une tendance de fond qu’on peut observer :le vocabulaire de la « métropolisation » et des « villes mondiales », signe d’une vision néolibérale de l’espace (40’)

Les références citées dans l’émission et le conseil de lecture :

  • Site Géoconfluences
  • Marie-Claire Robic et Muriel Rosemberg, Géographier aujourd’hui : Enseigner la géographie au collège et au lycée, Adapt Editions, 2016.
  • Pascal Clerc, Géographies. Épistémologie et histoire des savoirs sur l’espace, Paris, Armand Colin, 2019.
  • Pascal Clerc, La culture scolaire en géographie. Le monde dans la classe, Rennes, PUR, 2002.

142. Statues contestées #3 : Antilles, États-Unis, les épicentres de la contestation

Depuis mai 2020, à travers le monde, les statues et monuments ayant un lien avec le passé colonial et esclavagiste sont contestées et parfois renversées. Une irruption des enjeux mémoriels dans l’espace public qui fait l’objet de cinq émissions du podcast:

1. Tempête mémorielle dans l’espace public

2. Aux sources de l’iconoclasme

3. Antilles, États-Unis, les épicentres de la contestation

4. Tour du monde des statues renversées

5. Déboulonner, et après ?

La liste des textes, interviews et articles sur les statues contestées est à consulter ici, ainsi que cette liste établie par Liesbeth Corens

Liste des intervenantes et des intervenants :

127. Histoires de Tintin #4 : Fétiches et musées dans Tintin, avec Vincent Guigueno

L’invité: Vincent Guigueno, historien, conservateur du patrimoine au Musée du quai Branly

Le thème: Tintin et les musées, Tintin au musée

La discussion :

  • Les musées, une question centrale pour Tintin, avec une « double incorporation » : des musées dans l’œuvre d’Hergé, mais aujourd’hui de cette œuvre et de Tintin aux musées (1’)
  • Le contexte des années 1920 et 1930, marqué par une fascination pour les musées et les explorateurs, et une évolution des musées (4’20)
  • Les différents musées présents dans Tintin, ainsi que les collections, les réserves, et la profusion des objets dans l’œuvre (8’40)
  • L’oreille cassée, dont toute l’intrigue repose sur le vol d’un objet dans un musée ethnographique (13’50)
  • Tintin et le code du patrimoine (18’)
  • La biographie de la statuette Chimu représentée dans l’Oreille cassée (20’)
  • Le mot « fétiche » et son sens, et le jeu très complexe sur les valeurs de l’objet qu’il implique (22’)
  • Valeur marchande et vol (28’)
  • Le personnage de Ridgewell, figure emblématique de l’ethnologue tel qu’on se le représente alors (33’)
  • Le fétiche démultiplié et reproduit en série (37’)
  • Ce qu’on trouve dans le « musée ethnographique » de l’album (41’)
  • Le « fétiche » du Trésor de Rackham le rouge (42’50)
  • La salle de marine du château de Moulinsart, et la collecte des objets (46’)
  • Le parcours historique de rémémoration du capitaine Haddock (49’)
  • La façon dont Hergé est entré au musée, à Angoulême puis à Bruxelles (54’)
  • Des planches de BD qui suscitent des recherches : l’exemple des momies (59’)
  • La muséification d’Hergé, et la valeur marchande de Tintin (1’00’30)
  • La dimension nostalgique de Tintin, qui peut être contrebalancée par une universalisation de la bande dessinée, de la BD extra-européenne (1’05’00)

Références bibliographiques

98. Héroïsmes ordinaires et méconnus : Harriet Tubman et Rick Rescorla

Deux figures héroïques, ordinaires et relativement méconnues, en France du moins:

Harriet Tubman (1822-1913)

Rick Rescorla (1939-2001)

Pour aller plus loin:

Portrait de Rick Rescorla

Synthèse historiographique sur l’Underground railroad

Musique de fin: I will survive, version prof / coronavirus, par Michael Bruening

 

 

94. Défendre le service public de l’enseignement et de la recherche, avec Aurélia Michel, Florent Piton et Clyde Plumauzille

Les invité-e-s: Aurélia Michel (maîtresse de conférences, Université Paris-Diderot), Florent Piton (doctorant et ATER, Université Paris-Diderot) et Clyde Plumauzille (Chargée de recherche au CNRS)


Affiche par Fred Sochard

Le thème : La Loi de Programmation Pluriannuelle sur la Recherche, en cours de rédaction

La discussion :

  • Ce qu’on connaît du projet de loi : pilotage et compétition, dans la lignée de politiques menées depuis une quinzaine d’années
  • La question de l’évaluation au cœur de ces enjeux
  • La course à la publication provoquée par ce modèle
  • L’idée d’une loi « darwinienne » défendue par le président du CNRS
  • Les problèmes posés par une conception instrumentale de la recherche
  • La précarité accrue à l’horizon de la loi LPPR
  • La seule solution possible et urgente : créer des postes fixes et pérennes
  • Les menaces portant sur les revues
  • L’ampleur inédite du mouvement, les formes de mobilisation envisagées

Liens et ressources :

93. Inquiétantes restrictions sur les archives contemporaines, avec Isabelle Neuschwander et Maurice Vaïsse

Les invité-e-s

  • Isabelle Neuschwander, chercheuse et archiviste, ancienne directrice des Archives Nationales
  • Maurice Vaïsse, historien, professeur émérite à sciences-po, spécialiste d’histoire internationale de la Ve République

La discussion

  • Le cadre légal de la communication des archives en France : la loi de 2008 (intégrée au Code du Patrimoine) et ses principes
  • Les différents délais de communicabilité, leurs raisons d’être, les possibilités de dérogation
  • Les dispositions critiquables de la loi, s’agissant de ce qui concerne le nucléaire, avec des archives définitivement incommunicables
  • Une loi qui s’applique à différentes institutions et différents dépôts d’archives
  • Le cœur du problème actuel : l’Instruction Générale Interministérielle (IGI) 1300 de 2011
  • La façon dont Maurice Vaisse s’est vu opposer le refus de consultation de certaines archives en vertu de ce texte
  • Les contradictions entre l’IGI 1300 et le Code du Patrimoine quant à la classification « secret » des documents
  • Le problème de la hiérarchie des normes : la loi de 2008 et le Code du Patrimoine devraient prévaloir sur l’IGI 1300
  • Un surcroît de travail inutile pour les archivistes
  • Des exemples concrets de recherches bloquées par ces dispositions
  • La question de l’historicité du « secret » et de ses catégories
  • Une comparaison avec les pratiques archivistiques américaines et le Freedom of Information Act (1966)
  • Le principe français de respect des fonds, que l’IGI 1300 risque de fragiliser

Références

Cadre légal

Tribunes et articles

  • « Archives et transparence, une ambition citoyenne », La Gazette des archives, n° 255 (2019-3)
  • Lettre des historiens américains au président Macron (11 février 2020)
  • Tribune d’historien-ne-s dans Le Monde (13 février 2020)
  • Tribune d’historien-ne-s étrangers dans Le Monde (13 février 2020)
  • Tribune de l’Association des archivistes français (19 février 2020)
  • Dossier en ligne sur le site Histoirecoloniale.net

Analyses

  • Gilles Morin,”Archives : entre secret et patrimoine“,  Histoire@Politique, N°5, mai-août 2008
  • Maurice Vaïsse, « Un historien face au secret des archives », 20 & 21. Revue d’histoire, 2019/3 N° 143, p. 149 à 155
  • Marion Veyssière, « La communication des archives publiques en France », 20 & 21. Revue d’histoire, 2019/2 N° 142, p. 141-151
  • Blog “Droit(s) des archives”

 

91. Révolution et roman, avec Michèle Audin et Judith Lyon-Caen

Quatrième séance des “mercredis des révolutions“ (édition 2019-2020), université populaire organisée à la mairie du XVIIIe arrondissement par la Société d’histoire de la révolution de 1848, en partenariat avec “Paroles d’histoire”.

Les invitées: Michèle Audin est écrivaine et amatrice d’histoire. Son roman Comme une rivière bleue (Gallimard, 2017) a pour cadre (et pour personnage) Paris pendant la Commune de 1871. Elle a aussi rassemblé et présenté les textes du communard Eugène Varlin (Libertalia, 2018).
Judith Lyon-Caen, historienne, enseigne à l’École des hautes études en sciences sociales. Elle explore les relations entre histoire et littérature au xixe et au xxe siècles. Dans La Griffe du temps (Gallimard, 2019), elle réfléchit à ce que l’histoire peut dire de la littérature en enquêtant sur une nouvelle des Diaboliques de Barbey d’Aurevilly (1874).

Discussion animée par Thomas Bouchet