216. Écrire son parcours de recherche, avec Claire Zalc

L’invitée : Claire Zalc, directrice de recherche au CNRS, et directrice d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS)

Le livre : Z ou souvenirs d’historienne, Paris, éditions de la Sorbonne, 2021.

La discussion :

  • Un genre relativement nouveau, l’autobiographie scientifique, écrite au départ pour une HDR (1:00)
  • Un texte écrit fin 2015, publié en 2020, et traversé par la question du présent et de l’historicité de l’historienne (4:00)
  • Un texte construit en écho à celui de Georges Perec, W ou le souvenir d’enfance (7:45)
  • Une dimension ludique, y compris et surtout dans le travail quantitatif (11:00)
  • La dimension infra-ordinaire du métier (13:15)
  • L’enquête menée autour de Lens, et ses points de départ (15:15)
  • Un terrain qui conduit à aborder la Seconde Guerre mondiale (19:00)
  • Un processus d’écriture à deux avec Nicolas Mariot (21:30)
  • Un travail commun d’archives (26:20)
  • Parmi les questions structurantes de l’enquête : qu’est-ce qu’être Juif et comment sont fixées les identités ou limites des groupes (29:00)
  • La quantification comme outil (31:20)
  • Les difficultés de la publication et de la réception (32:00)
  • Les prolongements de l’enquête et les nouvelles questions posées (35:20) dont le travail sur la micro-histoire de la Shoah (37:30)
  • Le projet Lubartworld et ses enjeux (39:00), un projet de recherche avec ses contraintes particulières (41:00)

Les références citées dans l’émission :

  • Alain Dewerpe, Charonne, 8 février 1962 : anthropologie historique d’un massacre d’État, Paris, Gallimard, 2006
  • Ivan Jablonka, Histoire des grands-parents que je n’ai pas eus. Enquête, Paris, Seuil, 2012.
  • Daniel Mendelsohn, Les Disparus, Paris, Flammarion, 2007.
  • Nicolas Mariot et Claire Zalc, Face à la persécution. 991 Juifs dans la guerre, Paris, Odile Jacob, 2010.
  • Claire Zalc, Tal Bruttmann, Ivan Ermakoff, Nicolas Mariot (Éd.), Pour une micro-histoire de la Shoah, Paris, Seuil, 2012.

215. Les Annales, tournant réflexif, avec Vincent Azoulay, Camille Lefebvre et Antoine Lilti

 

Les invité-es : Vincent Azoulay, Camille Lefebvre et Antoine Lilti, directeur et membres du comité de rédaction des Annales, Histoire, Sciences sociales

Le numéro : Autoportrait d’une revue (Annales Histoire, Sciences sociales, 75/3-4, 2020). Voir les compléments de lecture en ligne.

La discussion :

  • L’esprit de ce numéro « autoportrait », ni bilan ni programme, qui cherche à faire le point sur les évolutions de la revue (1:45)
  • Le choix d’articles tous écrits de façon collective (6:00)
  • Un numéro pensé de façon cohérente, ce qui se complique à l’heure de la lecture en ligne article par article (7:45)
  • Une tonalité réflexive et parfois autocritique (11:15)
  • Un effort d’objectivation statistique de ce que publient les Annales (17:00) et de qui compose son comité (19:00)
  • Retour sur un épisode important dans la vie de la revue, le « tournant critique », à la fin des années 1980 (20:00) et le rôle joué par Bernard Lepetit (25:00)
  • L’ouverture plus récente de la revue à des aires culturelles non européennes (28:00)
  • Le trajet d’un texte soumis à la revue (33:00)
  • L’enjeu important de la traduction en anglais désormais intégrale (37:45)
  • L’importance du travail éditorial dans la production du savoir (42:00)
  • Discussion sur un passage de la revue portant sur le rapport histoire / littérature (46:00)
  • Quel rapport au présent et au politique dans une revue savante ? (50:00)

169. Vies posthumes de Michelet, avec Camille Creyghton

L’invitée: Camille Creyghton, assistant professor à l’université d’Utrecht

Le livre: Résurrections de Michelet, Politique et historiographie en France depuis 1870, Paris, éditions de l’EHESS, 2019.

La discussion:

    • Comment une chercheuse néerlandaise s’empare de Michelet (2’)
    • Le sens du titre : « résurrections » de Michelet (5’)
    • Le conflit de succession à la mort de Michelet et le rôle de sa veuve Athénaïs Mialaret  (8’)
    • La sous-estimation de la part des femmes dans l’écriture de l’histoire au XIXe siècle (10’45)
    • La promotion de Michelet comme grand historien de la IIIe République (13’30)
    • Une figure pas si consensuelle ou simple à commémorer, à droite notamment (18’)
    • Les usages de Michelet en temps de crise : affaire Dreyfus, Grande Guerre, Occupation (22’20)
    • Les coupures historiographiques à nuancer entre histoire romantique, méthodique et des Annales (25’)
    • Les liens personnels et intellectuels entre Michelet et Gabriel Monod (30’05)
    • La distinction souvent faite entre Michelet « historien » et « écrivain » (33’)
    • La « redécouverte » de La Sorcière dans les années 1970 (36’30)
    • Vers une banalisation contemporaine de Michelet ? (41’)
    • Michelet a-t-il des équivalents en Europe ? (47’)

137. Écritures alternatives de l’histoire, avec Axelle Brodiez-Dolino et Émilien Ruiz

Les invité-e-s : Axelle Brodiez-Dolino, historienne au CNRS ; Emilien Ruiz, historien à Sciences Po, membres du comité de rédaction de la revue Le Mouvement Social

Le numéro de revue : Le Mouvement Social n° 269-270, 2019/4, « Écrire autrement ? L’histoire sociale en quête de publics » 

La discussion :

  • Présentation de la revue Le Mouvement Social (1’30)
  • Le thème du numéro : écrire l’histoire autrement (BD, théâtre, blogs…) (3’)
  • La nouveauté des formes d’intervention actuelle des historien-ne-s dans l’espace public (8’
  • En lien avec un contexte qui est aussi politique, avec des usages réactionnaires de l’histoire (10’45)
  • Les questions méthodologiques (histoire comme travail de la preuve), au cœur des enjeux politiques (12’45)
  • Les injonctions paradoxales des institutions et des pairs vis-à-vis des interventions dans l’espace public : encouragées (14’) sans être toujours valorisées (17’30), avec des obstacles notamment juridiques (19’)
  • Le plaisir et l’intérêt de ces écritures alternatives, avec la rencontre d’un public plus vaste (20’30)
  • La notion d’histoire publique, qui permet en partie de poser ces enjeux, mais aussi les problèmes qu’elle pose (22’30)
  • Les questions de statut, de légitimité, de reconnaissance pour les collègues qui tentent ces écritures alternatives (28’)
  • Le rôle du web, des réseaux sociaux, de Wikipedia dans ces évolutions (29’30)
  • Quelle réception de ces pratiques, quelle efficacité, quantitative et qualitative ? (35’)
  • Quelle place pour les émotions dans ces pratiques, et quel enrichissement pour les historien-ne-s ? (38’)
  • La catégorie « histoire populaire » et ce qu’elle dit, par son relatif succès, des écritures alternatives de l’histoire et de leur réception (42’)
  • Qui « nous » lit ? (48’)

Schéma de Lisa Gilbert diffusé sur Twitter puis auprès de la American Historical Association.

Ajout du 28 août 2020:schéma traduit et adapté par André Loez

 

133. Histoires de Tintin #9 : Tintin au pays des sciences humaines, avec Matthieu de Oliveira

L’invité : Matthieu de Oliveira, MCF à l’université de Lille

Le Sceptre d’Ottokar (c) Hergé / Moulinsart

Le thème : Tintin, les sciences humaines, et la représentation de la recherche

La discussion :

  • Des albums qui mettent en scène une démarche de recherche (1’)
  • Le sceptre d’Ottokar, un album qui met en scène la recherche à travers la sigillographie (2’)
  • Les règles et conditions d’accès aux documents dans l’album (6’)
  • L’héraldique et les éléments médiévalisants de l’album (10’15)
  • La représentation des savants dans l’univers d’Hergé (13’)
  • Le secret de la Licorne et le Trésor de Rackham le rouge, deux albums structurés par le motif de la recherche (18’45)
  • Les archives familiales du capitaine Haddock (21’30)
  • L’archéologie pratiquée par Haddock et Tintin sur l’île (26’)
  • Le trésor archivistique découvert dans l’épave (30’)
  • Les albums liés aux Incas, et leurs enjeux : recherche archéologique, éthique des fouilles et de la collecte d’objets… (33’)
  • Tintin, amateur de livres (38’)
  • Tintin, fact-checker (39’30)
  • Tintin, capable de décrypter énigmes et de reconstituer des fragments (42’40)
  • Tintin et le « paradigme de l’indice » (46’30)

Les références citées dans l’émission :

121. Métiers du livre face à la crise, avec Chloé Pathé

L’invitée : Chloé Pathé, fondatrice des éditions anamosa

Le sujet : comment les maisons d’éditions, librairies, actrices et acteurs de la filière du livre font face à la crise liée à la Covid-19.

La discussion :

  • Le lien fondamental entre maisons d’édition indépendantes et librairies indépendantes (1′)
  • Les effets de la crise sur une petite maison d’édition (3’40)
  • La rupture du cotact physique avec lecteurs, libraires, festivals… (5′)
  • Une lecture en « numérique » qui augmente, sans compenser l’absence des livres physiques (8′)
  • Le fonctionnement de la librairie et des « offices » qui en rythment la vie, non sans difficultés (10′)
  • La place d’Amazon, et de ses pratiques critiquables dans cet ecosystème complexe (14′)
  • Une revendication clef, le tarif postal spécifique dédié au livre (15’50)
  • Une « suproduction » des livres et comment on pourrait y remédier (18’50)
  • Le calendrier des parutions, à repenser (22′)
  • La structure du champ éditorial en France, avec des petites structures mais aussi des mastodontes (27’10)
  • Le soutien nécessaire de l’État, et la perspective d’États généraux de l’édition indépendante (31′)
  • Des réflexions à long terme, sur l’écologie et l’économie du livre (35′)

Liens et tribunes :

93. Inquiétantes restrictions sur les archives contemporaines, avec Isabelle Neuschwander et Maurice Vaïsse

Les invité-e-s

  • Isabelle Neuschwander, chercheuse et archiviste, ancienne directrice des Archives Nationales
  • Maurice Vaïsse, historien, professeur émérite à sciences-po, spécialiste d’histoire internationale de la Ve République

La discussion

  • Le cadre légal de la communication des archives en France : la loi de 2008 (intégrée au Code du Patrimoine) et ses principes
  • Les différents délais de communicabilité, leurs raisons d’être, les possibilités de dérogation
  • Les dispositions critiquables de la loi, s’agissant de ce qui concerne le nucléaire, avec des archives définitivement incommunicables
  • Une loi qui s’applique à différentes institutions et différents dépôts d’archives
  • Le cœur du problème actuel : l’Instruction Générale Interministérielle (IGI) 1300 de 2011
  • La façon dont Maurice Vaisse s’est vu opposer le refus de consultation de certaines archives en vertu de ce texte
  • Les contradictions entre l’IGI 1300 et le Code du Patrimoine quant à la classification « secret » des documents
  • Le problème de la hiérarchie des normes : la loi de 2008 et le Code du Patrimoine devraient prévaloir sur l’IGI 1300
  • Un surcroît de travail inutile pour les archivistes
  • Des exemples concrets de recherches bloquées par ces dispositions
  • La question de l’historicité du « secret » et de ses catégories
  • Une comparaison avec les pratiques archivistiques américaines et le Freedom of Information Act (1966)
  • Le principe français de respect des fonds, que l’IGI 1300 risque de fragiliser

Références

Cadre légal

Tribunes et articles

  • « Archives et transparence, une ambition citoyenne », La Gazette des archives, n° 255 (2019-3)
  • Lettre des historiens américains au président Macron (11 février 2020)
  • Tribune d’historien-ne-s dans Le Monde (13 février 2020)
  • Tribune d’historien-ne-s étrangers dans Le Monde (13 février 2020)
  • Tribune de l’Association des archivistes français (19 février 2020)
  • Dossier en ligne sur le site Histoirecoloniale.net

Analyses

  • Gilles Morin,”Archives : entre secret et patrimoine“,  Histoire@Politique, N°5, mai-août 2008
  • Maurice Vaïsse, « Un historien face au secret des archives », 20 & 21. Revue d’histoire, 2019/3 N° 143, p. 149 à 155
  • Marion Veyssière, « La communication des archives publiques en France », 20 & 21. Revue d’histoire, 2019/2 N° 142, p. 141-151
  • Blog “Droit(s) des archives”

 

66. Bibliothèque idéale et participative (3) : époque contemporaine

Dans ce troisième épisode d’une série réalisée grâce aux contributions des auditrices et des auditeurs du podcast, qui ont envoyé un bref éloge d’un livre d’histoire les ayant marqués, sont évoqués les luttes et les drames de l’histoire contemporaine: Grande Guerre,Shoah, guerre d’Algérie, combats des minorités noires aux États-Unis… Mais aussi de belles tentatives pour reconstruire le monde d’individus connus ou inconnus.

Vus pouvez également écouter le premier volet de cette série portant sur l’antiquité et le moyen âge, et le second consacré à l’époque moderne  (du XVIe au XVIIIe siècle).

Les livres conseillés :

  • Alain Corbin, Le monde retrouvé de Louis-François Pinagot, sur les traces d’un inconnu, 1798-1876, Paris, Flammarion, 1998 (par Jérôme Lamy)
  • Gérard Noiriel, Les ouvriers dans la société française, xixe-xxe siècle, Paris, Le Seuil, 1986 (par Mathilde Larrère)
  • Timothy Tackett, Par la volonté du peuple. Comment les députés de 1789 sont devenus révolutionnaires, Paris, Albin Michel, 1997 (par Mathilde Larrère)
  • Patrick Cabanel, Le protestantisme français : la belle histoire, Nîmes, Alcide, 2017 (par Stéphane Zehr)
  • Michelle Perrot, George Sand à Nohant. Une maison d’artiste, Paris, Seuil, 2018 (par Mathilde Castanié)
  • Stéphane Audoin-Rouzeau, Annette Becker, 14-18, Retrouver la guerre, Paris, Gallimard, 2000 (par Nathan Menez)
  • Emmanuel Debruyne, « Femmes à boches ». Occupation du corps féminin dans la France et la Belgique de la Grande Guerre, Paris, Les Belles Lettres, 2018 (par Nicolas Charles)
  • Calel Perechodnik, Suis-je un meurtrier ?, Paris, Liana Levi, 1998 (par Théo Bonin)
  • Caroline Rolland-Diamond, Black America. Une histoire des luttes pour l’égalité et la justice (XIXe-XXIe siècle), Paris, La Découverte, 2016 (par Véronique Servat)
  • Alain Dewerpe, Charonne, 8 février 1962. Anthropologie historique d’un massacre d’État, Paris, Gallimard, 2006 (par Théophile Leroy)
  • Etienne Anheim, Le travail de l’histoire, Paris, Publications de la Sorbonne, 2018 (par Aurore Denmat-Léon)
  • Patrick Boucheron, Comment se révolter ?, Bayard, Montrouge, 2016 (par Marie-Cécile Pineau)

46. L’histoire comme émancipation, avec Laurence De Cock, Mathilde Larrère et Guillaume Mazeau

Les invité-e-s : Laurence de Cock (professeure en lycée), Mathilde Larrère (MCF à l’Université Paris-Est-Marne-la-Vallée) et Guillaume Mazeau (MCF à l’Université Paris-I)

Le livre : L’histoire comme émancipation, Agone / Aggiornamento Histoire-géographie, 2019.
La discussion : le sens à donner au titre du livre, « l’histoire comme émancipation » (1:00) ; la défense d’une histoire qui peut être à la fois engagée et scientifique (4:30) ; la méthode historique qui peut elle-même être émancipatrice (6:20) ; ne pas substituer un « roman de gauche » au « roman national » (10:00) ; l’importance du travail historique pour faire exister les dominé-e-s ou « invisibilisé-e-s » de l’histoire (12:00) ; les années 1980 comme point de bascule d’une politisation de l’histoire, réactivant une histoire conservatrice (14:00) ; un exemple d’invisibilité récente : l’histoire des paysans (16:45) ; un contexte qui amène à chercher des façons d’opposer des propositions aux récits dominants ou simplificateurs (18:10) ; l’espace de la vulgarisation qu’il ne faut pas abandonner (19:30) ; l’impératif pédagogique, lié à l’émancipation, et qui ne va pourtant pas de soi dans le métier historien (24:30) ; un livre qui constitue à la fois un manifeste et l’exposition de propositions et de tâtonnements (26:20) ; le nécessité pour les historiennes et les historiens de « redistribuer » le capital culturel (28:40) ; pour cela, un travail qui peut se confronter à d’autres formes, comme le travail théâtral (30:50) ; un retour sur la polémique liée à la (fausse) disparition de Verdun dans les programmes scolaires (36:00) ; l’histoire comme mise à distance de soi-même, permettant aussi le désaccord et le débat (40:20).

Les précédentes émissions : sur l’enseignement de l’histoire, avec Laurence De Cock ; autour de 1848, avec Mathilde Larrère et Romain Duplan ; sur le dictionnaire “Maitron” avec Paul Boulland.

26. Alésia, de la controverse à la preuve, avec Vivien Barrière et Clément Salviani

Les invités : Vivien Barrière, maître de conférences en histoire et archéologie à l’Université de Cergy-Pontoise ; Clément Salviani, doctorant contractuel chargé de recherches à l’INHA

L’enjeu : opposant les troupes de Vercingétorix et de César, le siège d’Alésia en 52 avant notre ère est bien connu, l’histoire et l’archéologie ayant permis de le localiser précisément, à Alise Sainte-Reine (actuel département de la Côte-d’Or). Pourtant, des gens s’obstinent à soutenir des alter-Alesiae en d’autres lieux comme le Jura au mépris d’un consensus scientifique parfaitement établi. Cela pose la question plus large de la vérité en histoire.
La discussion : le contexte entourant la bataille et le siège d’Alésia, au sein de la guerre des Gaules racontée par César (1’50) ; l’engouement pour les Gaulois dans la France du XIX siècle dans un contexte d’intense intérêt pour le passé lié à la construction des États-nations (4’40) ; les premières fouilles sur le site d’Alésia (actuellement Alise-Sainte-Reine) sous le Second Empire avec une implication directe de Napoléon III (7’55) ; les techniques de fouille hier et aujourd’hui (10’35) ; les premières controverses sur la localisation d’Alésia, et la difficulté plus générale de localiser des sites mentionnés par des auteurs de l’antiquité (11’45) ; le parcours d’André Berthier, le personnage singulier qui fut le principal tenant d’une Alésia située dans le Jura (15’05) ; l’idée selon laquelle le site (réel) d’Alise serait indigne d’un personnage de Vercingétorix (19’20) ; l’erreur de lecture du texte de César sur lequel repose l’erreur de localisation (20’00) ; les caractéristiques du site alternatif de Chaux-des-Crotenay dans le Jura, et la définition d’un oppidum (21’25) ; la stratégie de Vercingétorix à replacer dans les conditions du monde gaulois du premier siècle avant notre ère, et de l’opposition formidable donnée par César (27’00) ; les renouvellements apportés par les fouilles menées dans les années 1990 sur le site d’Alise Sainte-Reine (30’10) ; un récapitulatif de tous les éléments (textes, armes, monnaies, vestiges, inscriptions…) attestant la localisation d’Alésia et ne faisant sens que dans ce cadre (31’55) ; les erreurs des défenseurs d’une autre Alésia, venant d’un rapport à la fois littéral et hyper-critique aux textes antiques (35’40) ; l’économie du texte de César, qui n’écrit pas un guide topographique d’Alésia mais construit un récit à destination de l’aristocratie romaine (39’10) ; le refus pour certain-e-s d’admettre le consensus scientifique sur Alésia, et le rapport compliqué à la vérité que cela révèle, proche du complotisme (43’20) ; Wikipedia comme lieu où cette question est discutée (46’50) ; la différence entre critique des sources et hypercritique infondée (51’40) ; si une autre Alésia existait, on l’aurait trouvée (53’30) ; le paradoxe qui veut qu’autant de lieux revendiquent d’être le site d’une défaite (55’15).

Les conseils de lecture et références pour aller plus loin :

Manifeste des archéologues contre les confusions sur la localisation d’Alésia (2016)
–  Jean-Louis Brunaux, Nos ancêtres les Gaulois, Paris, Seuil, “Points”, 2015.
– Christian Goudineau, Le dossier Vercingétorix, Paris, Actes Sud – Errance, 2001.
– Michel Reddé, Alésia. L’archéologie face à l’imaginaire, Paris, Errance, 2e éd., 2012.