228. Menaces sur Memorial, usages politiques de l’histoire en ex-URSS, avec Eric Aunoble

L’invité : Eric Aunoble, historien, université de Genève

Le thème : l’association Memorial et les usages du passé en Russie et en Ukraine

La discussion :

  • Les menaces pesant sur l’association Memorial (1:20)
  • Le sens et le rôle de cette association née pendant la Perestroïka (3:05)
  • La fin des années 1980, moment de passion pour les révélations sur le passé soviétique (7:00)
  • Quels sont les acteurs à l’origine de Memorial ? (8:20)
  • Le rôle fondamental de Memorial pour documenter noms, lieux, archives de la terreur d’État soviétique (11:20), avec des bases de données (13:00)
  • Les résistances à ce travail, en Russie comme en Ukraine (17:00), avec un contre-récit nationaliste russe (18:30)
  • Le travail de Memorial sur les atteintes contemporaines aux droits de l’homme, à travers les guerres de Tchétchénie en particulier, sur fond de crise économique (23:20)
  • Les soutiens à Memorial de la communauté académique internationale (27:30), et les dilemmes des libéraux en partie coupés de la société russe (29:30)
  • L’inscription de l’affaire Memorial dans un contexte plus large d’usages du passé en Russie (32:00) avec des mélanges mémoriels (33:15)
  • Les déclinaisons ukrainiennes de ces enjeux mémoriels (34:00) avec la figure de Makhno et ses usages (35:15)
  • Quelle réception du « roman national » russe et poutinien dans la société ? (38:00)
  • Quels effets dans le champ académique ? (46:30)

Les références citées dans l’émission :

Conseil de lecture: Iegor Gran, Les Services compétents, Paris, P.O.L., 2020

Générique de fin : Bérurier noir, Makhnovtchina

227. Le peintre Ilya Répine, avec Stéphanie Cantarutti et François-Xavier Nérard

Les invité-e-s :

  • Stéphanie Cantarutti, conservatrice en chef au Petit Palais, commissaire de l’exposition
  • François-Xavier Nérard, MCF à l’Université Paris-I

L’artiste : Ilya Répine (1844-1930) à l’occasion d’une exposition au Petit Palais

La discussion :

Stéphanie Cantarutti

  • Pourquoi une exposition Répine ? (1:30) comment a-t-elle été organisée ? (2:45)
  • Un artiste aux origines modestes (3:30), né en Ukraine (4:30)
  • La fameuse toile de 1873 Les haleurs de la Volga et ses lectures politiques (5:15)
  • Un parallèle avec Courbet (8:00)
  • Répine et son rapport à la France, visitée dès les années 1870 (9:00)
  • Son insertion dans la vie artistique russe (10:00)
  • Le peintre de l’histoire russe et Les cosaques zaporogues (11:30)
  • Un regard sur des moments troubles de l’histoire russe : la Tsarevna, Ivan le terrible (13:30)
  • Un peintre de l’émotion et du moment saisi, comme dans Celui qu’on n’attendait plus (15:15)
  • Un artiste coutumier des retouches et repentirs (17:15)
  • Ivan le terrible, un tableau récemment vandalisé, à la forte charge politique (18:00)
  • Une forme d’éloignement dans sa propriété finlandaise à partir du XXe siècle (21:00)
  • La relation Répine – Tolstoï (22:00)
  • Répine, peintre de la vie religieuse : la Procession dans la province de Koursk (23:45) bossu
  • Comment travaille Répine (27:15) portrait de kanine
  • L’évolution de l’art de Répine (29:00) conseil d’état ; tout pemier tableau
  • Répine en Révolution, en 1905 et 1917 (30:45)
  • Des relations complexes avec l’URSS (32:45) déserteur kerenski
  • La programmation culturelle accompagnant l’exposition (34:30)

François-Xavier Nérard

  • Un regard d’historien sur l’exposition, et sur son titre qui met en scène « l’âme russe » (36:15)
  • Répine peintre d’histoire, avec Ivan le terrible (40:10)
  • La mise en scène du mouvement populiste et ses ambiguïtés (42:20)
  • Représenter le pouvoir : Alexandre III (52:20)
  • Quels usages de Répine en URSS ? (57:00)

217. Le travail des historien-ne-s, avec Etienne Anheim, Manon Pignot et Catherine Rideau-Kikuchi

Émission enregistrée en public le dimanche 10 octobre 2021 aux Rendez-vous de l’histoire de Blois

Les invité-e-s :

  • Etienne Anheim, directeur d’études à l’EHESS et des éditions de l’EHESS
  • Manon Pignot, MCF HDR à l’Université de Picardie
  • Catherine Rideau-Kikuchi, MCF à l’Université de Versailles Saint-Quentin

La discussion :

  • Pourquoi étudier le travail de l’historienne et de l’historien ? (1:00)
  • Les RDV de l’histoire de Blois, du travail ? (4:00)
  • Le marché du travail de l’histoire savante et la raréfaction des postes (6:15)
  • Les effets de cette concurrence sur le travail intellectuel (9:30)
  • La conjoncture difficile depuis les années 2010 (12:30)
  • Comment faire exister une communauté savante malgré les clivages entre titulaires et précaires (14:00), malgré les difficultés des enseignants du secondaire (17:30)
  • La tension entre enseignement et recherche (20:00)
  • La lourdeur des tâches administratives (24:00)
  • Des compétences techniques spécifiques qu’il faut développer (31:00)
  • La part de travail invisible des universitaires (32:30)
  • Recensions, expertises (34:00)
  • L’autonomie des universitaires, enjeu politique (35:30)
  • Où en est le rapport hommes / femmes dans la profession historienne ? (39:00)
  • Les soutiens masculins aux combats féministes, et les façons de les prolonger (51:00)
  • Les joies que procure le métier (55:00)
  • Le paradoxe des métiers à passion, épanouissants et parfois aliénants (59:20)
  • (questions du public)
  • D’autres tâches : écriture de manuels, traduction… (1:01:00)
  • Les déséquilibres géographiques entre Paris et province (1:07:50)
  • Les difficultés de collègues du secondaire pour faire une thèse (1:11:00)
  • Ce que la pandémie a changé en termes d’accès (numérique) à des séminaires et des colloques (1:16:00)
  • Peut-on se lasser de son sujet de recherche (et en changer) ? (1:20:00)

214. L’histoire autrement #6 : le documentaire Lady Sapiens, avec Thomas Cirotteau, Jennifer Kerner et Eric Pincas

Les invité-e-s :

  • Thomas Cirotteau, réalisateur
  • Jennifer Kerner, chercheuse et médiatrice en préhistoire
  • Eric Pincas, rédacteur en chef d’Historia

Le film et le livre : Lady Sapiens, enquête sur la femme au temps de la préhistoire  (France 5 / éd. Les Arènes, 2021)

 

La discussion :

  • Comment est né le projet d’un film sur les femmes de la Préhistoire (1:30)
  • Comment écrit-on un livre de vulgarisation à partir d’un film ? (4:00)
  • Le rôle de la conseillère (pré)historique, Sophie A. de Beaune (5:40)
  • Un film né dans un contexte marqué par la féminisation de la préhistoire (8:00)
  • Des réattributions de fossiles et squelettes, qu’on pensait masculins et qui se révèlent être des femmes, comme la « Dame du Cavillon » (10:30)
  • Les choix filmiques et de reconstitution (14:30)
  • Le recours à une équipe de reconstitueurs spécialisés (22:25)
  • Les choix d’écriture visant à rendre le livre accessible (24:00)
  • Les clichés sur les femmes préhistoriques sont-ils encore prégnants ? (26:20)
  • Comment ne pas tomber dans des clichés inverses à ceux qui font des hommes les chasseurs uniques pourvoyeurs de nourriture ? (30:45)
  • La méthode ethnographique appliquée à la préhistoire, en, lien avec la fragilité de la documentation ou de certains raisonnements (34:00)
  • Les femmes préhistoriques pouvant « contrôler (leur) destin de mère » ? (41:00)
  • Peut-on dire qu’on ne sait pas dans un documentaire télévisé ? (47:00)
  • Le sens à donner à un personnage évoqué au singulier (49:00)

 

 

201. Le Musée Carnavalet rénové et repensé, avec Noémie Giard et Juliette Tanré-Szewczyk

Les invitées :

  • Noémie Giard, cheffe du service des publics du Musée Carnavalet – Histoire de Paris
  • Juliette Tanré-Szewczyk, conservatrice au département des sculptures du muséeLa galerie des enseignes. Photo Jean-Baptiste Gurliat / Ville de Paris

Le thème : réouverture du Musée Carnavalet – Histoire de Paris en juin 2021

La discussion :

  • Le plaisir de la réouverture et les premiers retours positifs des visiteurs (0:45)
  • Les origines du projet de rénovation (2:20) et ses raisons, dans un lieu dont la muséographie avait vieilli (3:25)
  • Les contraintes de la rénovation dans un lieu qui a une histoire longue (4:55) avec la spécificité des salles à décor (6:10)
  • La rénovation des œuvres elles-mêmes, et le travail de recherche suscité par la fermeture (9:00)
  • Début de la visite (12:15) : les salles d’introduction et les nouvelles salles préhistoriques, antiques et médiévales au sous-sol
  • Suite de la visite (15:15) : Renaissance et Ancien régime
  • La période révolutionnaire, toujours l’un des points forts du musée (16:30)
  • Une muséographie qui fait dialoguer les types d’œuvres : peinture, imprimé, objets, sculptures… (19:30)
  • Reprise de la visite : les salles du XIXe siècle (22:00)
  • Une partie des historiens associés au projet de rénovation (23:20)
  • Fin de la visite, avec une grande nouveauté : la pleine intégration de la période contemporaine, jusqu’à nos jours (24:15)
  • Comment raconter une histoire de Paris qui ne soit pas que celle des pouvoirs mais aussi des habitants ordinaires ? (27:00)
  • Le travail important mené sur la médiation et l’accessibilité du musée : aux personnes en situation de handicap, aux enfants (33:00) en particulier
  • L’inscription du musée Carnavalet dans le paysage des musées parisiens (35:40)
  • La dimension numérique du musée : site, application (37:40) et son accompagnement pédagogique (40:45)
  • Les objets « coup de cœur » des invitées (42:00)

197. L’histoire autrement (2) : un magazine télévisé, avec Patrick Boucheron et Tamara Erde

L’histoire n’appartient pas qu’aux historiennes et aux historiens : la série d’émissions #HistoireAutrement fait porter le regard sur des pratiques non académiques de l’histoire.

Les invité-e-s : Patrick Boucheron, professeur au Collège de France ; Tamara Erde, réalisatrice

Le thème : L’émission hebdomadaire d’Arte Faire l’histoire

La discussion :

  • La conception d’une émission qui se veut collective et ouverte (1:15)
  • Le parcours de la réalisatrice Tamara Erde et son rapport à l’histoire (3:30)
  • Comment faire une émission qui ne soit pas un cours d’histoire ? (4:45)
  • Pourquoi une histoire racontée par les objets ? (7:15)
  • Le choix des objets, qui se prête à des usages visuels pour les réalisateurs et réalisatrices (11:10)
  • Des objets qui permettent également de traverser différentes périodes, avec leurs usages postérieurs (12:20)
  • L’habillage visuel de l’émission, qui est assez ludique, ne prenant pas tout au sérieux, afin de rendre accessible l’histoire (16:00)
  • Un des compromis dans les choix de l’émission : ne pas commenter en tant que documents certaines images diffusées (19:00)
  • Combien de temps faut-il pour préparer un épisode ? (22:30)
  • Le coût de certaines archives qui est une contrainte (26:00)
  • Un vaste champ géographique et temporel (28:30)
  • Un magazine qui se distingue de l’offre d’histoire à la télévision (31:10)
  • Le problème de l’incarnation et du corps devant une caméra (34:00)
  • La difficulté à combler l’écart, en France, entre Arte et Franck Ferrand (36:00)
  • La place donnée aux historiennes et historiens d’Allemagne et d’autres pays (39:00)
  • Le positionnement par rapport à Youtube, et l’intégration de Manon Bril dans l’émission (42:00)

196. Quel avenir pour les archives classées “secret défense” ? avec Céline Guyon, Hervé Grandjean et Thomas Vaisset

Une émission coréalisée avec Alexandre Jubelin du podcast Le Collimateur

Les invité-e-s : Céline Guyon, archiviste et présidente de l’Association des archivistes de France ; Thomas Vaisset, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université du Havre ; Hervé Grandjean, porte-parole du ministère des Armées

Le thème : les restrictions d’accès aux archives contemporaines liées à l’IGI 1300 (expliquées dans cette émission) et les perspectives d’évolution législatives

La discussion :

  • Le cadre général de l’accès aux archives et des délais de consultation de certains documents (4:30)
  • Les raisons des modifications récentes d’accès aux archives, à travers l’IGI 1300 (6:50)
  • Les conséquences concrètes de ce durcissement pour la recherche depuis le 1er janvier 2020 (11:00)
  • Les mesures prises afin de remédier en partie au blocage, dont la déclassification au carton (16:00), et leurs limites dont l’interdiction de photographier (20:30)
  • Le problème de la classification et des étiquetages parfois rétrospectifs, le « secret défense » n’ayant pas existé à toutes les époques (23:00)
  • Quel système imaginer pour concilier impératifs du secret et accès aux archives, en tenant compte des acquis et des vertus du Code du Patrimoine voté en 2008 ? (27:00)
  • La situation des procédures et recours devant le Conseil d’État (30:45)
  • Les comparaisons internationales en termes d’accès aux archives (34:00)
  • Le secret de la défense nationale, un secret qui se périme en réalité plus vite qu’on ne pense (38:00)
  • La gestion du « cycle de vie » de la classification (40:30)
  • Peut-on mieux ou moins classifier ? (42:00)
  • La perspective d’un nouveau texte de loi sur les archives (44:40)
  • Quelle évolution dans les services de l’État dans le rapport à la recherche ? (50:00)
  • Quelles seraient les procédures ou évolutions vertueuses dans l’accès aux archives ? (52:00)
  • Quelle place pour les citoyennes et les citoyens dans le rapport aux archives ? (55:20)

Pour aller plus loin:

 

192. La Commune, carnet d’expériences, avec Quentin Deluermoz

L’invité : Quentin Deluermoz, professeur à l’Université de Paris

Le livre : Commune(s). Une traversée des mondes au XIXe siècle, Paris, Seuil, 2020.

La discussion :

  • Pourquoi écrire un livre conçu comme un carnet d’expériences, non linéaire ou narratif sur la Commune (1:30)
  • Un événement à réinscrire dans un contexte, celui de la décennie 1860, qui est celle d’une poussée démocratique à l’échelle internationale (4:15), un moment illustré par la trajectoire de Gustave Cluseret (6:00)
  • Ce que font les événements de 1870-1871 à la stature impériale de la France dans le monde (7:00)
  • Les lectures locales de la Commune à l’étranger, qui font jouer les failles politiques internes à différents pays (8:50)
  • L’insertion des événements dans un âge global de la communication qui intensifie la circulation des nouvelles (10:30)
  • Les enjeux globaux de la Commune, peu sensibles à l’échelle du quartier et de l’insurrection (13:25)
  • La Commune, « semi-État » sur la scène internationale ? (15:00)
  • Quel est le champ sémantique du mot Commune en 1871 ? (17:35)
  • La Commune d’Alger, si paradoxale, émancipatrice mais pas pour les Algériens colonisés (20:10)
  • Étudier la Commune comme si l’on ne connaissait pas sa fin, pour saisir ses « dynamiques d’émergence » (23:10)
  • Un bilan pas si « mince » à l’échelle individuelle et du quartier (26:30)
  • Une forme de légalisme communard, dans un événement qui n’est pas sans structure, avec une « pluralité d’ordres » (29:30)
  • Faire l’histoire du désengagement ou de l’indifférence vis-à-vis de la Commune (32:20)
  • Les différents massifs d’archives restant à exploiter (35:00)
  • Une discordance des temporalités vécues, entre Versaillais et Communards, s’accusant mutuellement d’anachronismes (37:30)
  • La remise en ordre discursive de l’après-Commune (39:10)
  • Des échos de la Commune dans le mouvement ouvrier américain (41:15)
  • Le moment commémoratif particulier de 2021 qui fait sens dans le cadre de mutations du rapport au politique (42:30)

Les historiennes et historiens mentionné-e-s dans la discussion:

  • Historiographie de la Commune : Jacques Rougerie, Robert Tombs
  • Polysémie du mot Commune : Claire Judde, Jérémie Foa
  • Algérie : Sylvie Thénault, Hélène Blais
  • Approche processuelle : Haim Burstin, Timothy Tackett
  • Processus de nomination et réinvestissement : Boris Gobille
  • Commune rurale de Corneilla-la-Rivière : Jérôme Quaretti
  • Mouvements sans leaders : Yves Cohen
  • Survivance du passé : Aby Wartburg

Le conseil: Les damnés de la Commune, de Raphaël Meyssan

Les autres émissions sur la Commune: Maitron de la Commune ; commémorer la Commune ; dessiner la Commune

189. Le bicentenaire de Napoléon, avec Aurélien Lignereux

L’invité: Aurélien Lignereux, professeur à l’IEP de Grenoble

François-Joseph Sandmann, Napoléon à Saint-Hélène, ca 1820.

Le thème: historiographie de la période napoléonienne à l’occasion du bicentenaire de la mort de Napoléon

 

La discussion :

  • Le champ particulier des études napoléoniennes, au croisement de différents acteurs, pas uniquement universitaires
  • Les controverses liées au bicentenaire : la Fondation Napoléon, une instance neutre ? (5:00)
  • Quel positionnement pour un historien universitaire au sein de ce champ (7:30)
  • La profusion éditoriale actuelle et le type d’ouvrages paraissant sur Napoléon (9:35)
  • La place de l’histoire militaire, et ses renouvellements (11:15)
  • Les difficultés de la commémoration officielle de Napoléon par la République, dans une année tronquée par la crise sanitaire (15:45)
  • L’épisode du retour programmé du corps d’un général mort en Russie, et ses enjeux diplomatiques (21:30)
  • Les renouvellements historiographiques de l’histoire napoléonienne et leurs origines (26:30)
  • Des chantiers majeures : police et maintien de l’ordre (32:30)
  • Les sources spécifiques de la période napoléonienne (38:20)
  • Une clef de lecture générationnelle pour comprendre la période (40:30)
  • Une histoire féminine de la période est-elle possible ? (43:30)
  • Le Premier Empire, matrice des impérialismes européens au XIXe siècle ? (47:00)

Les travaux mentionnés durant l’émission (par ordre alphabétique) :

  • Michael Broers, Europe Under Napoleon 1799-1815, Londres, Hodder, 1996.
  • Walter Bruyère-Ostells, Benoît Pouget et Michel Signoli, Des chairs et des larmes. Combattre, souffrir, mourir dans les guerres de la Révolution et de l’Empire, 1792-1815, Avignon, Presses universitaires de Provence, 2020.
  • Jane Burbank, Frederick Cooper, Empires. De la Chine ancienne à nos jours, Paris, Payot, 2011.
  • Hervé Drévillon, Olivier Wieviorka (dir.), Histoire militaire de la France, I. Des Mérovingiens au Second Empire, Paris, Perrin, 2018.
  • Aurélien Lignereux, L’empire des Français, 1799-1815, Paris, Seuil, 2013.
  • Id., Les impériaux, administrer et habiter l’Europe de Napoléon, Paris, Perrin, 2021
  • Id., avec Quentin Deluermoz et Arnaud-Dominique Houte, « Sociétés et forces de sécurité au XIXe siècle », Revue d’histoire du 19e siècle, 50, 2015
  •  Nathalie Petiteau (dir.), Voies nouvelles pour l’histoire du Premier Empire. Territoires, pouvoirs, identités : colloque d’Avignon, 9-10 mai 2000, Paris, La boutique de l’histoire, 2000.
  • Maria Pia Donato, Les archives du monde. Quand Napoléon confisqua l’histoire, Paris, PUF, 2020.
  • Anne Verjus, Le bon mari : une histoire politique des hommes et des femmes à l’époque révolutionnaire, Paris, Fayard, 2010.
  • Stuart Woolf, Napoleon’s Integration of Europe, L. Longman, 1993.

Les conseils de fin d’émission :

 

 

185. Commémorer la Commune, avec Eric Fournier

L’invité: Eric Fournier, maître de conférences à l’Université Paris-I

L’événement et le livre: 150e anniversaire de la Commune / La Commune n’est pas morte! Usages politiques du passé de 1871 à nos jours, Libertalia, 2013.

La discussion:

  • Une commémoration sous Covid en mode mineur pour 2021 (1:30)
  • Les premières commémorations de 1880-1881 (2:50)
  • La naissance du “mur des fédérés” (5:00)
  • Commémorer ailleurs? (7:20)
  • Les bolcheviks et la Commune (9:35)
  • Le cinquantenaire de la Commune au temps de la division SFIC-PCF / SFIO (12:15)
  • Les lectures réductrices de la Commune dans la mémoire communiste (15:40)
  • Une mémoire plus unie au temps du Front Populaire (19:30)
  • La Commune, hantise de Weygand en 1940 (22:05)
  • Doriot et la Commune (24:35)
  • Mai 68, réactivation de la Commune (28:00)
  • Un centenaire politisé et conflictuel en 1971 (29:15)
  • Pourquoi Pompidou n’était pas au Mur des Fédérés lors du centenaire (30:30)
  • Une mémoire qui tend à se banaliser depuis les années 1980 (32:50)
  • La réactivation de discours “Versaillais” dans les années 2000 (34:40)
  • Les enjeux politiques de la commémoration en 2021 (36:10)

Les conseils et références citées dans l’émission (par ordre alphabétique) :

  • Marc César, Laure Godineau (dir.), La Commune de 1871 : une relecture, Grane, Créaphis, 2019.
  • Jordi Brahamcha-Marin et Alice De Charentenay, La Commune des écrivains. Paris, 1871 : vivre et écrire l’insurrection, Paris, Gallimard, « Folio classique », 2021.
  • Michel Cordillot, La Commune 1871 (collection Maitron)
  • Quentin Deluermoz, Commune(s). Une traversée des mondes au XIXe siècle, Paris, Seuil, 2020.
  • Madeleine Rébérioux, “Le mur des fédérés”, in P. Nora (dir.), Les lieux de mémoire.
  • Jacques Rougerie, Procès des Communards, Paris, Julliard, coll. « Archives », 1964.
  • Edith Thomas, Les pétroleuses, Paris, Gallimard, “Folio histoire”, 2021 [1964], préface de Chloé Leprince.