199. L’histoire autrement (3) : faire de l’histoire pour les enfants, avec Mélanie Decourt, Laurence De Cock et Christophe Nicolas

L’histoire n’appartient pas qu’aux historiennes et aux historiens : la série d’émissions #HistoireAutrement fait porter le regard sur des pratiques non académiques de l’histoire.

Les invité-e-s :

  • Mélanie Decourt, responsable éditoriale pour les éditions Nathan
  • Christophe Nicolas, rédacteur pour Astrapi
  • Laurence De Cock, historienne et pédagogue, auteure de L’Histoire juniors

Le thème : comment faire de l’histoire pour les enfants?

La discussion :

  • Quelle place tient l’histoire dans l’offre culturelle proposée aux enfants ? (1:30)
  • Une écriture de l’histoire qui varie suivant les âges auxquels on s’adresse (3:15)
  • Un constat : le manque en termes de réflexion destinée aux enfants sur la démarche historique elle-même (5:20)
  • L’Histoire juniors, déclinaison du magazine, forme de vulgarisation destinée aux enfants (6:30)
  • Les ajustements vis-à-vis de l’histoire scolaire (8:45)
  • Différents niveaux de lecture, et des possibilités de colecture, pour entrer dans l’histoire (11:10)
  • Le caractère très exigeant de la vulgarisation pour enfants (13:30)
  • L’équilibre à trouver entre curiosité, rigueur et légèreté (15:30)
  • La dimension ludique comme mode d’accès à l’histoire (18:50)
  • La pertinence des questions historiques d’enfants : « pourquoi Louis XIV est habillé en fille ? » (20:15)
  • Et comment faire quand il n’y a pas de questions ? (21:45)
  • La future collection « les explorateurs du temps » (23:20)
  • L’identification à des personnages enfantins comme vecteur de curiosité historique (25:20)
  • Raconter des histoires ou raconter comment on fait l’histoire ? (28:00)
  • La curiosité pour l’archéologie (30:00)
  • La vertu de l’anachronisme, du contrefactuel, moteurs de questionnement (31:45)
  • Dépayser ou partir du familier ? (34:00)
  • Divertir, faire rêver, ou exposer à des événements sombres ou tristes ? Et avec quels mediums ? (36:00)
  • Comment renouveler l’imaginaire historique, au-delà des chevaliers ou des vikings ? (42:00)
  • La tension entre « grands » personnages et vies « ordinaires » (46:00)
  • Les qualités des livres destinés aux enfants au XIXe siècle, notamment le Tour de la France par les enfants (49:15)

Le conseil : les Odyssées, podcast pour les enfants de Radio france

Pour aller plus loin: l’élémentation des savoirs, sur le Cartable de Clio

197. L’histoire autrement (2) : un magazine télévisé, avec Patrick Boucheron et Tamara Erde

L’histoire n’appartient pas qu’aux historiennes et aux historiens : la série d’émissions #HistoireAutrement fait porter le regard sur des pratiques non académiques de l’histoire.

Les invité-e-s : Patrick Boucheron, professeur au Collège de France ; Tamara Erde, réalisatrice

Le thème : L’émission hebdomadaire d’Arte Faire l’histoire

La discussion :

  • La conception d’une émission qui se veut collective et ouverte (1:15)
  • Le parcours de la réalisatrice Tamara Erde et son rapport à l’histoire (3:30)
  • Comment faire une émission qui ne soit pas un cours d’histoire ? (4:45)
  • Pourquoi une histoire racontée par les objets ? (7:15)
  • Le choix des objets, qui se prête à des usages visuels pour les réalisateurs et réalisatrices (11:10)
  • Des objets qui permettent également de traverser différentes périodes, avec leurs usages postérieurs (12:20)
  • L’habillage visuel de l’émission, qui est assez ludique, ne prenant pas tout au sérieux, afin de rendre accessible l’histoire (16:00)
  • Un des compromis dans les choix de l’émission : ne pas commenter en tant que documents certaines images diffusées (19:00)
  • Combien de temps faut-il pour préparer un épisode ? (22:30)
  • Le coût de certaines archives qui est une contrainte (26:00)
  • Un vaste champ géographique et temporel (28:30)
  • Un magazine qui se distingue de l’offre d’histoire à la télévision (31:10)
  • Le problème de l’incarnation et du corps devant une caméra (34:00)
  • La difficulté à combler l’écart, en France, entre Arte et Franck Ferrand (36:00)
  • La place donnée aux historiennes et historiens d’Allemagne et d’autres pays (39:00)
  • Le positionnement par rapport à Youtube, et l’intégration de Manon Bril dans l’émission (42:00)

195. L’histoire autrement (1) : la vulgarisation vidéo, avec Quentin Censier et Antoine Resche

L’histoire n’appartient pas qu’aux historiennes et aux historiens : la série d’émissions #HistoireAutrement fait porter le regard sur des pratiques non académiques de l’histoire.

Les invités : Antoine Resche, auteur du site et de la chaîne Histony ; Quentin Censier, auteur de la chaîne Sur le champ

Le thème : la vulgarisation vidéo sur internet (le « youtubing » historique)

Un grand merci à Prem Carriou pour les informations transmises tirées de sa thèse en cours.

La discussion :

  • Comment définir l’activité dite de « youtubeur historique », ou plutôt de vulgarisateur ? (2:00)
  • Le rapport entretenu avec la plateforme Youtube (3:00)
  • Présentation de la chaîne Histony et de ses choix de vidéos longues (6:30)
  • Présentation de la chaîne Sur le champ et de ses choix de mise en scène dialoguée (10:00)
  • Les défis techniques liés à la réalisation de ces vidéos (16:00)
  • L’imbrication des enjeux techniques et des questions de fond (18:15)
  • Temps de préparation, rythmes de diffusion, durée des épisodes… le rapport au temps des vidéastes, et la place du travail informel (21:00)
  • Quel modèle économique pour les vidéos de vulgarisation ? Comment concilier gratuité et rémunération ? Quelles incidences sur le contenu et le rythme de publication ? (25:30)
  • Les différentes communautés autour des vidéastes : entourage, autres vidéastes, publics… (32:30)
  • La question de la modération des commentaires, des discours de haine ou de paranoïa (34:10)
  • Quelle légitimité derrière la diffusion de ces connaissances ? (38:00)
  • Quelle efficacité, qu’est-ce qu’on arrive à transmettre ? Que font les gens de ces contenus ? (42:30)
  • « Secouer » son public pour ne pas être récupéré ou étiqueté (48:00)
  • Le profil des « youtubeurs » en histoire : autodidacte, masculin… (50:00)
  • Le paysage du « youtubing historique » francophone (54:15) et sa structuration à travers notamment le « label Hérodote » (57:00)
  • Youtube, lieu de combats et de conflits politiques ? (59:30)
  • Les limites de l’humour comme procédé de vulgarisation (1:03:00)
  • La place de la vidéo de vulgarisation dans le paysage audiovisuel, et face à la télévision en particulier (1:06:00)
  • Le meilleur souvenir en tant que vidéaste : en interaction avec l’histoire savante (1:09:00)

80. Histoire médiévale et bande dessinée, avec Fanny Madeline et Valérie Theis

Les invitées : Fanny Madeline, maître de conférences à l’université Paris-I ; Valérie Theis, professeur à l’ENS (Paris)

Les parutions : Croisades et cathédrales, d’Aliénor à Saint Louis ; À la vie, à la mort, des rois maudits à la guerre de cent ans (t. 7 et 8 de l’Histoire dessinée de la France, éditions La découverte / La revue dessinée)

La discussion :

  • Comment s’est fait le travail de coordination au sein de la collection, et entre les deux volumes ? (1’30)
  • Une collection qui a une identité forte, et qui fait souvent usage de narrateurs placés au sein du récit : le choix, ici, de la Mort comme narratrice pour le tome 8 (4’00), et de deux voyageurs pour le tome 7 (6’00)
  • Le jeu avec les représentations médiévales et le « médiévalisme », avec des clins d’œil aux Monty Python ou au Septième sceau (7’10)
  • Les représentations de la peste (10’00)
  • À quels lecteurs-lectrices s’adressent les albums, avec quels niveaux de lecture ? (12’40)
  • Les codes graphiques très différents des deux livres, et ce qu’ils permettent de montrer du Moyen âge ; comment s’est fait le travail avec les artistes (17’20)
  • Les dessins de paysages et de villes médiévales du tome 7 (22’30)
  • Des images qui prennent parfois le contrepied des clichés sur un Moyen âge crasseux ou obscurantistes (27’15)
  • Une narration dans le tome 7 qui est davantage géographique que chronologique (30’10)
  • La restitution des débats autour de l’hérésie et des cathares (31’30)
  • Les débats historiographiques présents dans le tome 8 : genèse de l’État moderne et du sentiment national (33’40)
  • La façon de montrer les crises économiques des XIIIe-XIVe siècles (37’40)
  • La place de l’Église et des clercs dans ces albums (40’45)

Les conseils de lecture :