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L’invité : Pierre Grosser, professeur agrégé à Sciences Po, chercheur en histoire des relations internationales
Le thème : La Chine entre 1842 et 1949, nouvelle question au programme des ENS (Ulm et Lyon)
Lettre de cadrage du programme (site de l’ENS de Lyon)
La discussion :
- Des bornes chronologiques assez classiques pour ce programme (1′)
- Une lettre de cadrage des ENS qui insiste sur les interventions impérialistes et la dimension exogène de l’histoire chinoise (2’15)
- L’idée d’une Chine qui n’est pas seulement dans la « réaction » vis-à-vis de l’étranger (3’10)
- Les catastrophes humaines subies par la Chine dans la seconde moitié du XIXe siècle (4’20)
- La révolte des Taiping, moment clef de l’histoire chinoise au XIXe siècle, ses origines et ses prolongements (5’30)
- La place de la Première Guerre mondiale dans l’histoire et l’historiographie de la Chine (7’35)
- Le « mouvement du 4 mai » 1919 et sa place dans l’avènement d’une modernité intellectuelle chinoise (8’50)
- Quelle périodisation donner de cette période d’un siècle ? le tournant de 1895 et de la défaite face au Japon ; l’importance donnée à 1945 (10’15).
- Les relectures actuelles du conflit entre nationalistes et communistes (14’15).
- Les questions territoriales et identitaires (Mandchous, Tibet, Xinjiang…) (16’00)
- L’incorporation de la Chine au système économique mondial et son évolution (18’00)
- L’industrialisation de la Chine et les rapports entre impérialistes étrangers et bourgeoisie chinoise (19’25)
- L’historiographie du communisme chinois, relue au prisme des archives soviétiques (21’20)
- Conseils de lecture (23’30)
Les conseils de lecture :
En français :
– Lucien Bianco, Les origines de la révolution chinoise, 1915-1949, Paris, Gallimard, « Folio histoire », 4e éd. augmentée, 2007.
– John Fairbank Merle Goldman, Histoire de la Chine, des origines à nos jours, Paris, Tallandier, « Texto », 2019.
– Yves Chevrier, La Chine moderne, Paris, PUF, « Que-sais-je », 1983.
– Pierre Grosser, L’Histoire du monde se fait en Asie. Une autre vision du XXe siècle, Paris, Odile Jacob, 2017.
– Christian Henriot, Shanghai 1927-1937 : élites locales et modernisation dans la Chine nationaliste, Paris, éd. de l’EHESS, 1991.
– Marie-Claire Bergère, Sun-Yat-Sen, Paris, Fayard, 1994 ; Capitalisme et capitalistes en Chine XIXe-XXIe siècles, Paris, Perrin, 2007.
– Alain Roux, Chiang Kaï-shek : Le grand rival de Mao, Paris, Payot, 2016.
En anglais :
– Robert Bickers, Out of China: How the Chinese ended the Era of Western Domination, Londres, Allen Lane, 2017.
– Rana Mitter, Modern China. A very short introduction, Oxford University Press, 2008.
– Klaus Mühlhahn, Making China Modern: From the Great Qing to Xi Jinping, Cambridge (Mass.), Harvard University Press, 2019.
– Patrick Fuliang Shan, Yuan Shikai: A Reappraisal, Vancouver, The University of British Columbia Press, 2018.
– Jeffrey N. Wasserstrom, The Oxford Illustrated History of Modern China, Oxford, OUP, 2016.
– Odd Arne Westad, Restless Empire: China and the World Since 1750, Londres, Basic Books, 2012.
Approfondissement bibliographique :
– Paul A. Cohen, « Nineteenth-Century China : The Evolution of American Historical Approaches », In : Michael Szonyi (ed.) A Companion to Chinese History, Oxford, John Wiley, 2017
– Hans Van de Ven, China at War. Triumph and Tragedy in the emergence of the New China, 1937-1952, Londres, Profile Book, 2017
– Q. Edward Wang, « The Chinese Historiography of the May Fourth Movement, 1990s to the Present », Twentieth Century China, 2019, n°44(2).
– Ding Yizhuang et Mark Elliott, « How to write Chinese history in the XXIst Century. The Impact of the « New Qing History » studies and Chinese responses », Chinese Studies in History, 2018, n°51(1).




La discussion : la force expressive des dessins d’enfants en guerre (à 3 minutes environ), l’archivage des dessins d’enfants et l’intérêt que leur ont porté pédagogues et historiens (8’), l’intérêt du dessin pour échapper aux déterminismes sociaux liés à la maîtrise de l’écriture, mais la difficulté à le contextualiser (10’45), les différences et les ressemblances entre dessins suivant les contextes de guerre (11’45), le caractère plus marquant des dessins d’enfants plus jeunes (14’45). Puis la Première Guerre mondiale, avec les quelques adolescents qui cherchent à rejoindre le front pour combattre (17′), les causes multiples de leurs engagements souvent contrecarrés par les autorités (18′), l’inscription de ces phénomènes dans le temps long de la scolarisation et de la structuration du sentiment national (21′), les mélange d’inquiétude et de fierté des contemporains devant ces velléités guerrières (23′), leur mémoire ambiguë (26′), les éclairages de cette histoire au regard des “enfants-soldats” et des tentations guerrières pour certains adolescents aujourd’hui (28′)
Dessin de Beata, 8 ans, enfant rwandaise au centre pour enfants orphelins ou séparés de Ndera, 1997 (p.103)
Dessin d’un enfant tchadien dans un camp de personnes déplacées par la guerre du Darfour, 2007 (détail, p. 189)
Dessin d’un enfant dans la guerre d’Espagne, 1937 (p.208)